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Valérie Trierweiler encourage l'adversaire de Ségolène Royal, Olivier Falorni, sur Twitter

François Hollande et Valérie Trierweiler. REUTERS/Bertrand Langlois/Pool

François Hollande et Valérie Trierweiler. REUTERS/Bertrand Langlois/Pool

Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, a publié, mardi 12 juin en fin de matinée, un tweet de soutien à Olivier Falorni, le candidat dissident opposé en duel à Ségolène Royal au second tour des législatives à La Rochelle:

«Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé.»

Un message qui a été confirmé peu après par Valérie Trierweiler à l'AFP. Il a été publié alors même que Martine Aubry et Cécile Duflot sont en déplacement à La Rochelle pour soutenir Ségolène Royal qui, de son côté, comme l’explique Le Lab d’Europe 1, se prévaut clairement du soutien de François Hollande sur sa profession de foi. Martine Aubry a d'ailleurs lancé, à son arrivée à La Rochelle :

«Nous sommes convaincus que la seule candidate de la gauche [...] gagnera dimanche prochain et ce n'est pas les voix des sarkozystes et de l'extrême droite qui vont faire battre la candidate de gauche dans une terre de gauche.»

Ségolène Royal s'est elle refusée à commenter cet épisode.

Un récent article de L’Express faisait état de relations tendues entre la compagne de François Hollande et la candidate socialiste de 2007, soulignées anonymement par un proche de Valérie Trierweiler:

«Avec Valérie, tout ce qui concerne Ségolène sort du domaine du rationnel. Il est quasi impossible d'aborder ce sujet devant elle, même sous un angle uniquement politique.»

Avant de partir en dissidence, Olivier Falorni, qui a salué «un beau message d'amitié, de soutien personnel», faisait lui partie des hollandistes du PS, comme il le rappelle lui-même au Monde ce mardi:  

«En 2005, je l'ai soutenu après le non au référendum européen; en 2008, j'ai signé sa contribution au congrès de Reims; en juin 2009, pendant sa traversée du désert, j'ai participé à la fondation de son club Répondre à gauche.»

Il avait d’ailleurs été le mandataire de l’ancien premier secrétaire du parti pendant la primaire de l’automne 2011.

La situation est complexe et le second tour s’annonce extrêmement serré dans cette circonscription dont Ségolène Royal entend faire la piste de décollage vers le perchoir. Elu du Poitou-Charentes, l’UMP Dominique Bussereau a appelé, lui aussi sur Twitter, les Rochelais et les Rétais à «un rassemblement charentais-maritime derrière le candidat de terrain».

Mais la candidate UMP dans la circonscription, Sally Chedjaa, a demandé à ses électeurs de voter blanc et a expliqué dans une interview au JDD qu'elle ne voulait pas faire «de l'anti-royalisme primaire». Avant le second tour, un sondage publié par Sud-Ouest donnait les deux candidats de gauche à 51-49, avantage Royal.

Article actualisé le 13 juin à 14h45 avec la confirmation de Valérie Trierweiler à l'AFP et la réaction de Ségolène Royal.

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