France / Politique

Premier tour: destin contrasté pour les ténors de la droite

Temps de lecture : 2 min

Les membres de l'ancien gouvernement Fillon s'en tirent beaucoup moins bien que ceux de l'équipe Ayrault.

Jean-François Copé, en mai 2012. REUTERS/Regis Duvignau
Jean-François Copé, en mai 2012. REUTERS/Regis Duvignau

Si la gauche a obtenu la réélection de six de ses ministres dès le premier tour, le destin des cadors de l'UMP paraît moins enviable. De l'ancien gouvernement Fillon, seuls Alain Marleix, l'auteur du redécoupage électoral (50,24% dans le Cantal) et Jean Leonetti (51,11% dans les Alpes-Maritimes) sont élus dès le premier tour. Lionnel Luca, une des figures de la Droite Populaire, passe lui aussi dès le premier tour avec 51,04% des voix dans les Alpes-Maritimes.

Jean-François Copé en Seine-et-Marne (49,15%), Laurent Wauquiez en Haute-Loire (49,74%) et Valérie Pécresse dans les Yvelines (47%) frôlent la victoire dès le premier tour. François Fillon rate lui aussi la barre de peu dans la 2e de Paris avec 48,6% des suffrages.

Au sein des ténors de la droite, le second tour devrait également être une formalité pour Eric Woerth dans l'Oise (40,17%), Jean-Louis Borloo dans le Nord (42,99%), Eric Ciotti dans les Alpes-Maritimes (44%), Bernard Accoyer en Haute-Savoie (43,4%), Bruno Le Maire dans l'Eure (41,35%), Marc-Philippe Daubresse dans le Nord (41,8%), Luc Chatel en Haute-Marne (45%), François Baroin dans l'Aube (41,42 %), Maurice Leroy dans le Loir-et-Cher (43,43 %) et Christian Estrosi dans les Alpes-Maritimes (44,23%).

Ballotage défavorable pour des membres du gouvernement Fillon

Plusieurs anciens ministres devront par contre affronter un second tour tendu. En Meurthe-et-Moselle, Nadine Morano échappe à la triangulaire qui lui était promise mais arrive deuxième avec 34,33% des voix, 5 points derrière son concurrent socialiste. Dans l'Essonne, Nathalie Kosciusko-Morizet est en ballotage avec 39% des votes, contre 36% pour son rival socialiste. En 2007, elle avait frôlé l'élection au premier tour. Dans l'Aisne, Xavier Bertrand fait une chute vertigineuse: il n'obtient que 38,89% contre 53,28% en 2007. Il lui reste néanmoins 3 points d'avance sur sa concurrente socialiste. Hervé Novelli est en mauvaise posture avec 35,93%, 4 points derrière son rival socialiste dans son fief de l'Indre-et-Loire.

La partie sera plus facile pour Hervé Morin dans l'Eure, arrivé largement en tête avec 38,40% des suffrages contre 25,28% pour sa rivale socialiste. Même situation pour Michèle Alliot-Marie en ballotage dans les Pyrénées-Atlantiques avec 35,37%, 4 points devant la candidate socialiste, et pour Benoist Apparu dans la Marne sorti en tête avec 37,30%, 5 points devant son concurrent socialiste. Pierre Lellouche obtient 41,3% dans une circonscription de l'Ouest parisien acquise à la droite.

En l'absence d'accord, Henri Guaino devra affronter une périlleuse triangulaire dans les Yvelines. Arrivé en tête avec 28,12% des suffrages, il sera opposé à la socialiste Fabienne Gelgon-Bilbault (25,76%) et peut-être au candidat de droite dissident Olivier Delaporte (23,01%). Son ancien compère de l'Elysée Claude Guéant doit lui aussi composer avec un candidat de droite dissident au second tour. Arrivé en tête avec 30,41% des votes, il affrontera Thierry Solère (26,89%) et une candidate socialiste (22,14%).

Rama Yade et Christian Vanneste out

Deux figures de la droite sont éliminées dès le premier tour. Rama Yade concède une sévère défaite dans les Hauts-de-Seine avec 13,84% des voix. Investie par le Parti radical, elle devait affronter le candidat UMP Manuel Aeschlimann, arrivé deuxième avec 27,63%. Christian Vanneste, candidat dissident à sa réélection, arrive 4e dans sa circonscription du Nord, avec 13,18% des voix.

Le jeune loup de l'UMP Guillaume Peltier sera lui au second tour, mais en très mauvaise posture, arrivé deuxième avec 28,65% des voix contre 41,69% pour le député socialiste sortant en Indre-et-Loire.

V. G.

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