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Ce que nous dit le tennis de nos hommes politiques

Montage grossier réalisé à partir de la remise de la coupe de l'Open de Monte-Carlo 2012 (REUTERS/Olivier Anrigo). Image des candidats REUTERS/Régis Duvignau.

Le Monde magazine consacre, en ce second week-end de Roland-Garros, une longue enquête à la pratique du tennis chez les hommes politiques français. Morceaux choisis des entretiens que nos élus lui ont accordés sur le sujet, et de ce qu’ils nous disent sur leur rapport à la politique.

Jean-Pierre Jouyet, sur François Hollande:

«Il est patient et il a des coups très rusés, comme il est. Il attend et il frappe quand on ne l'attend pas, une petite volée basse ou un smash.»

François Baroin, sur Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin:

«Villepin, il attaque. Sarkozy, il s'accroche. Villepin a un beau jeu, esthétique, un grand service qui tombe de haut, un coup droit à plat, un revers chopé. Sarkozy n'est pas très élégant mais efficace, il adore rentrer dans la balle et donner de grandes claques.»

Lionel Jospin, sur Jérôme Cahuzac:

«Il vous envoie dès qu'il peut à 3 mètres de la balle, sans aucun scrupule. Il sait qu'il gagnera le set mais ça ne lui suffit pas, il veut chaque jeu, chaque point. Pas du tout généreux.»

Sur lui-même:

«J'ai toujours cette inhibition du revers, c'est idiot.»

Dominique de Villepin:

«Il n'y en a pas un qui sache jouer! Vous ne trouverez personne! […] Chaban-Delmas mis à part, et il n'est plus là, ils sont nuls!»

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