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François Fillon contre Jean-François Copé: le repos des guerriers de l'UMP

Temps de lecture : 2 min

Jean-François Copé, Bruno Le Maire, Jérôme Chartier, François Fillon, Marc-Philippe Daubresse et Alain Juppé lors du conseil national de l'UMP, le 28 janvier 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes.
Jean-François Copé, Bruno Le Maire, Jérôme Chartier, François Fillon, Marc-Philippe Daubresse et Alain Juppé lors du conseil national de l'UMP, le 28 janvier 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes.

C'est le répit des guerriers. Après une semaine haute en petites phrases et contre petites phrases lancées par François Fillon, Jean-François Copé, et leurs alliés, l'ancien Premier ministre et le secrétaire général de l'UMP étaient réunis avec les autres cadres du parti ce samedi 26 mai dans le 14ème arrondissement de Paris.

A l'ordre du jour, d'après Le Monde, la mobilisation pour les législatives, mais surtout une réunion pour mettre fin à ces attaques en force, que Roger Karoutchi a notamment tenté de désamorcer en affirmant présenter «un plateau des chefs et pas de combat des chefs».

Jean-François Copé a juré qu'il voulait «arrondir les angles» et que l'heure était «au rassemblement», offrant même une phrase à son rival:

«François Fillon a parfaitement raison sur le leadership. Personne n'a un grade supérieur aux autres.»

Plus tôt dans la semaine, l'ancien Premier ministre avait affirmé que sans Nicolas Sarkozy, il n'y avait plus de «leader naturel» pour le parti et qu'il y avait donc «compétition». Quand, le lendemain, le maire de Meaux avait répondu sans répondre qu'il fallait que tout le monde se concentre uniquement sur les législatives, François Fillon avait réagi en accusant Jean-François Copé d'«hypocrisie».

Copé avait ensuite réussi à rester sur une ligne d'unité, tandis que ses soutiens comme Rachida Dati attaquaient Fillon dans les médias. L'ancienne ministre de la justice l'a notamment traité d'«ingrat» et qualifié son comportement de «déloyal».

Dans l'hôtel parisien où a lieu la réunion, Le Monde a pu parler à plusieurs membres du parti qui y assistent, et ont assez de cette rivalité qui fait de l'ombre à la campagne pour les législatives. Un élu des Hauts-de-Seine résume la situation ainsi:

«Il y a 5oo candidats en campagne. Ils peuvent se tenir trois semaines.»

Alain Juppé explique qu'à l'automne 2012 il y aura «une compétition» pour la présidence du parti, et qu'en 2016 viendra une «primaire ouverte» sur le modèle de celle organisée par le Parti socialiste en 2011 (et très décriée par l'UMP à l'époque).

Mais pendant la réunion, François Fillon, contrairement aux autre personnes qui ont parlé, s'est concentré sur des thématiques nationales, et pas sur l'organisation du parti. Pour Le Monde, «c'est en adversaire de François Hollande que François Fillon s'est exprimé. Une manière de poursuivre sa campagne interne de candidat à la candidature pour l'investiture suprême tout en se protégeant des accusations de division».

Pendant ce temps-là, le Parti Socialiste enchaîne les communiqués de presse pour se moquer d'une «Union des Mauvais Perdants», «incapable de gouverner la France».

Cécile Dehesdin Rédactrice en chef adjointe

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