PresidentiellePrésidentielle 2012 live directFrance

Condamné pour outrage, Arnaud Montebourg ne sera pas exclu du gouvernement

Cécile Dehesdin, mis à jour le 24.05.2012 à 10 h 15

Arnaud Montebourg, le 29 septembre 2011 à Marseille. REUTERS/Jean-Paul Pelissier.

Arnaud Montebourg, le 29 septembre 2011 à Marseille. REUTERS/Jean-Paul Pelissier.

Condamné ce mercredi 23 mai pour avoir insulté les anciens dirigeants de SeaFrance, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg ne sera toutefois pas exclu du gouvernement Ayrault.

Il lui était reproché d'avoir dit, lors d'une visite dans les locaux du Syndicat maritime Nord CFDT en septembre 2011:

«On parle souvent de patrons voyous, là il s'agit d'une entreprise publique, c'est curieux... On ne fera pas de miracle, mais on peut dire à la SNCF que s'ils sont incapables et qu'ils ont mis des escrocs à la tête de SeaFrance, ils vont l'aider à se relever.»

Arnaud Montebourg, condamné pour outrage, devra verser un euro de dommages et intérêts à cinq des anciens membres du directoire de SeaFrance. Il devra également leur payer 3.000 euros au titre de frais de justice et faire publier sa condamnation dans La Voix du Nord, qui avait rapporté ses propos.

Les anciens de SeaFrance demandaient 10.000 euros de dommages et intérêts chacun et la condamnation de La Voix du Nord.

Après l'annonce de sa condamnation, plusieurs membres de l'UMP ont appelé à sa démission, dont Nadine Morano, sur Twitter:

 

François Hollande avait en effet dit mi-avril dans une interview au JDD qu'il n'aurait pas autour de lui «des personnes jugées et condamnées».

Mais le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé dans un communiqué que la nature de cette condamnation ne devrait pas exclure Montebourg du gouvernement:

«Toute condamnation qui disqualifierait un responsable politique pour des actes contraires aux valeurs de la République conduirait à l'exclure du gouvernement [...] Aucun membre du gouvernement n'est aujourd'hui dans ce cas de figure.»

Avant lui, le Président avait répondu aux questions de la presse sur le sujet par des pirouettes, d'abord avec une blague au premier ministre espagnol lors d'une conférence de presse conjointe, puis en répondant que Montebourg allait «payer son euro».

CD

Cécile Dehesdin
Cécile Dehesdin (610 articles)
Rédactrice en chef adjointe
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte