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Jean-Marc Ayrault, un homme connecté

Delphine Dyèvre, mis à jour le 16.05.2012 à 18 h 27

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, après la passation de pouvoirs à Matignon, le 16 mai 2012. REUTERS/Regis Duvignau

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, après la passation de pouvoirs à Matignon, le 16 mai 2012. REUTERS/Regis Duvignau

Le fraîchement nommé Premier ministre de François Hollande, Jean-Marc Ayrault est un homme concerné par le numérique. C’est en tout cas ce qui ressort du portrait que fait de lui ZDNet.

Avec son blog, qui sera suspendu durant toute la durée des élections législatives et son compte Twitter, où le maire de Nantes a gagné plus de 4.000 followers depuis les rumeurs de sa venue à Matignon (atteignant presque les 31.000 followers), on peut dire que le chef du gouvernement est, à 62 ans, un homme connecté.

A l’instar de la ville qu’il a dirigée. Où d’anciens bâtiments ont été réhabilités en lieux dédiés à l’industrie créatrice et culturelle et où un incubateur de start-up attire les studios de développeurs web.

Depuis 2011, il y a aussi la Cantine numérique nantaise,  que Jean-Marc Ayrault a inaugurée, et dont l’objectif est de «dynamiser les acteurs de l'innovation et de la création numérique à Nantes et dans la région». Ce lieu, selon Numerama, est devenu le carrefour incontournable des entreprises du numérique de la ville.

C'est d'ailleurs dans les murs de la Cantine que le député socialiste a annoncé l'ouverture de la plateforme Open Data de Nantes (site de données publiques de la ville et de la métropole). Après Paris et Rennes, Nantes fait donc partie des premières grandes villes de France à s'ouvrir à l'open data.

Sans oublier que d’ici 2020 l’ensemble du territoire de la communauté d’agglomération nantaise devrait être raccordé à la fibre optique, comme s’y est engagée la communauté Nantes Métropole.

Anti-Hadopi

Quand il était le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault s’est fermement opposé à l’Hadopi. Dans un post de blog intitulé «On ne s’excuse pas d’avoir rejeté Hadopi» il s'en explique:

«Nous ne voulons pas cautionner un système qui oppose les auteurs et leur public, alors même que le projet de loi n’offre pas un euro de plus à la création.»

Ce qui explique son soutien à l’alliance Création Public Internet, un collectif qui défend le droit des artistes et des auteurs et le droit à l’accès à chacun à la culture.

En tant que chef du gouvernement, il pourra chercher à modifier en profondeur le texte actuel de l'Hadopi, surtout que François Hollande est resté assez flou sur la question durant la campagne. 

D. D.

Delphine Dyèvre
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