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Hollande-Merkel, la première rencontre

Delphine Dyèvre, mis à jour le 01.10.2013 à 18 h 07

François Hollande et Angela Merkel lors de leur conférence suite à la première rencontre, le 15 mai 2012. REUTERS/Tobias Schwarz

François Hollande et Angela Merkel lors de leur conférence suite à la première rencontre, le 15 mai 2012. REUTERS/Tobias Schwarz

Tout comme Sarkozy cinq ans auparavant, François Hollande aussitôt investi s’est envolé pour l’Allemagne pour rencontrer la chancelière allemande. La presse n’a cessé de souligner les divergences des deux chefs d’Etats, notamment par rapport au pacte budgétaire.

«Les gens oublient qu’il y avait beaucoup de choses qui divisaient Merkel et Sarkozy», rappelle à Reuters un officiel allemand, proche de la chancelière, «nous nous attendons à ce qu’il y ait plus de terrains d’entente que de différences avec Hollande», ajoute-t-il.

Même écho du côté d’un conseiller extérieur du président français:

«Les deux ont beaucoup en commun. Ils sont tous deux très humains, pas compliqués, faciles à vivre et pas prétentieux. Ils ont tous les deux un fort sens de l’humour. Les gens qui les connaissent pensent qu’ils s’entendront mieux que Merkel et Sarkozy

Malgré le soutien de Merkel à la candidature de Sarkozy, il semblerait donc que le couple franco-allemand soit plus fort que jamais.

La première rencontre

Les journaux en ligne allemands se sont longuement attardés sur tous les signes qu’ont pu faire ou non les deux dirigeants européens.  

Moins familier que Sarkozy, selon l’hebdomadaire allemand Focus, Hollande s’est contenté de serrer la main de la moitié du couple franco-allemand, et non de lui faire la bise, comme son prédécesseur. «Une politique de la sobriété», pour le Zeit Online, qui compare cette première rencontre aux premiers rendez-vous amoureux, remplis de gêne mais que le temps va rapidement effacer.

Les journaux français font quant à eux part d’une «entente cordiale», d'une «union sacrée», qu’ils expliquent par le fait que c’était la toute première fois que les deux chefs d’Etat se rencontraient.

Qu’est-ce qui s’est dit?

Les Français comme les Allemands reviennent sur les points d’accord et les désaccords qui sont ressortis de la conférence de presse donnée par le duo franco-allemand.

Entente au sujet de la Grèce et le souhait de la voir rester dans la zone euro, comme le rapporte Le Point:

«"Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro", a ainsi déclaré Mme Merkel. "Je souhaite, comme Mme Merkel, que la Grèce reste dans la zone euro", a renchéri M. Hollande.»

Les divergences sont celles qu’on connaissait déjà. Hollande a réaffirmé vouloir renégocier le pacte budgétaire afin de lui ajouter un volet croissance. Merkel qui avait fermement refusé toute négociation avant la rencontre, a cette fois affirmé, selon Le Monde, qu’il y avait des «"points d'accord" avec son homologue sur la croissance, reconnaissant qu'il s'agissait d'un "concept général" qui pouvait recouvrir différents types de mesures.»

Du côté allemand, on parle déjà de l’après-rencontre. Der Spiegel explique ainsi que les équipes allemandes et françaises vont travailler étroitement ensemble et ce jusqu’au 23 mai, pour le sommet informel européen. Merkel a également annoncé que le duo franco-allemand souhaitait présenter des propositions communes pour le sommet européen de la fin juin au sujet d'une politique de croissance:

«C’est important que l’Allemagne et la France présentent des idées ensembles.»

D. D.

Delphine Dyèvre
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