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Présidentielle: Nicolas Sarkozy s'en est-il vraiment mieux sorti que les autres dirigeants européens?

Cécile Dehesdin et Delphine Dyèvre , mis à jour le 07.05.2012 à 0 h 22

Nicolas Sarkozy pendant son discours de défaite, le 6 mai 2012. REUTERS/Yves Herman

Nicolas Sarkozy pendant son discours de défaite, le 6 mai 2012. REUTERS/Yves Herman

Quelques minutes après l’annonce de la défaite de Nicolas Sarkozy, les ténors de l’UMP invités sur les plateaux télés tentaient d’atténuer la victoire de François Hollande, en minimisant l’écart de voix entre le candidat de l’UMP et celui du PS et en assurant que Nicolas Sarkozy s’en était beaucoup mieux sorti que ses confrères européens.

Henri Guaino, conseiller spécial du président sortant, a ainsi affirmé:

«Quand on regarde le résultat, l’écart est très faible entre les deux candidats, il aurait suffi de faire basculer quelques milliers de voix et je pense qu’en Europe c’est un cas assez rare, après ces quatre années de crise, les dirigeants sont balayés. Un choix fait par les Français, mais avec une toute petite majorité.»

Plus tard dans la soirée, Alain Juppé a repris les mêmes «éléments de langage», saluant «la campagne de Nicolas Sarkozy» et ajoutant que «dans aucun pays européen on n’a vu un dirigeant résister aussi bien à la crise».

Comment s’en sont réellement tirés les autres dirigeants européens? La plupart d’entre eux a en effet été durement touchée par les effets de la crise, mais la nature de leur fin de mandat et les types de scrutin sont si différents qu’on ne peut pas vraiment les comparer à la défaite de Nicolas Sarkozy.

En Angleterre, le travailliste Gordon Brown a dû démissionner en 2010, face à l’échec de son parti aux législatives, au pouvoir depuis 1997. Sa deuxième position (derrière les conservateurs de David Cameron) lui avait permis de tenter des négociations avec les Lib-Dems de Nick Clegg. Elles ont échoué, et c’était donc bien une défaite pour le leader en place, mais pas une défaite «pire» (ni «moins pire») que celle de Nicolas Sarkozy.

En Espagne, le parti socialiste (PSOE) a fait son pire score depuis le retour de la démocratie en Espagne, mais le chef du gouvernement sortant José Luis Rodriguez Zapatero avait choisi de ne pas se représenter en novembre 2011, pour un troisième mandat. On ne peut pas véritablement parler de défaite personnelle.

Quelques mois plus tard, c’était le conservateur Silvio Berlusconi qui démissionnait en Italie, poussé dehors par sa propre majorité, à la fois en raison de la crise économique et la succession de scandales.

Ces poids lourds de la scène européenne avaient été précédés par le socialiste portugais José Sócrates, l’Islandais Geiir Harde, le Letton Ivar Godmanis, le Hongrois Ferenc Gyurcsany, le Roumain Emil Boc

C.D. et D.D.

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