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«Pour nous, au Front national...»: le lapsus de Gérard Longuet

Aurélia Morvan, mis à jour le 04.05.2012 à 18 h 16

Gérard Longuet lors d'une conférence de presse à Tripoli le 25 février 2012. REUTERS/Ismail Zitouny

Gérard Longuet lors d'une conférence de presse à Tripoli le 25 février 2012. REUTERS/Ismail Zitouny

«POUR NOUS, AU FRONT NATIONAL... euh... pour eux au Front national...»: lapsus gênant prononcé le 4 mai au micro de RFI par Gérard Longuet, ministre UMP de la Défense:

Gérard Longuet tentait d'expliquer son interview donnée deux jours plus tôt à Minute, hebdomadaire d'extrême droite, dans laquelle il qualifiait Marine Le Pen d'«interlocuteur» pour l'UMP comme nous vous le disions sur Slate.fr:

«C'est un constat. Il y a une différence notable entre Marine Le Pen et son père. Tout le monde sait que je connais Jean-Marie Le Pen et il est certain que ce dernier n'a jamais pu résister au plaisir des provocations. Sa fille ne souffre pas de ce handicap et nous n'aurons pas, avec elle, de "Durafour crématoire" et autre "détail"», avait-il expliqué.

Par ailleurs, ce lapsus intervient alors que le candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, est accusé de radicaliser de son discours à la veille du second tour de la présidentielle.

Gérard Longuet, ministre de la Défense depuis février 2011, a été auparavant conseiller politique de Nicolas Sarkozy entre 2005 et 2007, quand celui-ci était président de l’UMP. Longuet a lui-même appartenu à l’extrême droite dans sa jeunesse, faisant partie des créateurs du mouvement Occident, groupuscule d'extrême droite puis rejoignant le Groupe union défense (GUD), après la dissolution d’Occident. Selon Renaud Dély, journaliste politique auteur de l’Histoire secrète du Front national, Longuet a aussi rédigé en 1972 (il était encore étudiant à l’ENA), le programme économique du Front national.

Dans son entretien accordé à Minute, le ministre de la Défense saluait le score «très respectable» de Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle (17,9%) et exhortait les «patriotes» à «faire bloc» contre François Hollande en votant pour Nicolas Sarkozy.

Le 1er mai, Marine Le Pen a refusé d’appeler à voter Nicolas Sarkozy, enjoignant ses électeurs à voter pour qui ils le voudraient puisqu’ils étaient libres, mais précisant qu’elle-même voterait blanc.

A.M.

Aurélia Morvan
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