Derniers sondages: l'écart se resserre, Hollande toujours nettement en tête

Le palais de l'Elysée le 3 mai 2012, REUTERS/Philippe Wojazer

Le palais de l'Elysée le 3 mai 2012, REUTERS/Philippe Wojazer

Les instituts ont publié ce vendredi 4 mai leurs dernières vagues de sondages sur les intentions de vote des Français avant le second tour de l’élection présidentielle. Les règles électorales leur interdisent en effet de publier leurs études après ce vendredi soir minuit.

Cette dernière vague apporte deux grands enseignements: si l’écart entre François Hollande et Nicolas Sarkozy se resserre chez tous les instituts à part Ifop, qui a la particularité de recueillir les intentions de votes selon un système dit de «rolling» sur trois jours, le candidat socialiste conserve une nette avance sur son rival de l’UMP.

Tous ces sondages ont été effectués jeudi 3 mai, soit au lendemain du débat télévisé d’entre-deux-tours mais avant que François Bayrou, dont les reports de voix seront l’une des clefs du second tour, annonce qu’il allait voter à titre personnel pour François Hollande.

On n’aura donc pas d’indication sur l’impact éventuel de cette prise de position avant le scrutin lui-même. On peut estimer en revanche, d’après les informations recueillies par différents instituts, que le débat télévisé ne devrait pas avoir une influence significative sur le choix des électeurs.

Nicolas Sarkozy progresse de 0,5 points (Ipsos) à 2 points (Harris) par rapport aux dernières vagues des instituts, et reste donc stable chez Ifop. François Hollande reste néanmoins en tête avec au moins 52,5% (Ipsos et BVA) et au plus 53,5% (TNS Sofres).

Soulignons que les derniers sondages avant le second tour d’une élection présidentielle sont historiquement très proches du résultat final de l’élection, notamment parce que le nombre d’indécis à deux jours d’un second tour est très faible et que la plupart des électeurs ont fait leur choix.

En 2007, la dernière vague de sondages avait donné Nicolas Sarkozy gagnant avec un score compris entre 52% et 54,5%, et celui-ci avait finalement obtenu 53,06% des suffrages. Le candidat de l’UMP était en progression chez quatre des six instituts lors de cette dernière vague de 2007.