Comme en 2007, il ne donne pas de consigne de vote.
Contrairement à 2007, il choisit l’un des deux candidats: François Bayrou a
annoncé, jeudi 3 mai, qu’il laissait la liberté de vote à ses électeurs mais qu’il
voterait pour François Hollande au second tour.
Le président du MoDem a expliqué que l’existence de
«sensibilités diverses» au sein de son courant politique, confronté au «choix impitoyable
de la bipolarisation», rendait difficile d’exprimer une consigne de vote. «Je
ne donnerai pas de consigne générale de vote. […] Chacun de mes électeurs
s’exprimera en conscience», a-t-il donc conclu, avant de passer à l’évocation
de sa situation personnelle, au vu de «l’évolution du second tour de l’élection
présidentielle». Ce sera donc François Hollande, face à un Nicolas Sarkozy qui
s’est livré à une «course-poursuite à l’extrême droite» dans laquelle les
centristes ne reconnaissent pas leurs «valeurs».
L’ancien ministre de l’Education nationale avait obtenu
9,13% des voix au premier tour, plus de deux fois moins qu’en 2007 (18,57%). A
l’époque, il n’avait pas donné de consigne de vote mais avait affirmé qu’il ne
voterait pas Sarkozy. Il avait expliqué par la suite avoir voté blanc.