3
MAI 2007. LE
«RISQUE»
NICOLAS SARKOZY. C'est l'idée qu'a voulu
faire passer Ségolène Royal, la candidate PS, au
micro de RTL, à propos de son adversaire:
«Cette
candidature est dangereuse. C'est pourquoi je demande aux électeurs
de bien réfléchir», affirme-t-elle, estimant «avoir la
responsabilité de lancer une alerte par rapport au risque de la
candidature» de l'ancien ministre de l'Intérieur, «par rapport aux
violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays».
Ségolène Royal ajoute que le candidat UMP, qu'elle qualifie de «mielleux»,
«dangereux» et «menteur», «ne peut pas se rendre dans les
quartiers populaires» sans être «encadré par plusieurs centaines
de policiers».
La candidate dénonce par ailleurs l'existence d'un lien entre Nicolas
Sarkozy, les puissances médiatiques et les puissances financières,
affirmant que certains médias «fonctionnent comme de véritables
tracts» à l'image selon elle, de la chaîne d'information en
continu LCI.
Cinq
ans plus tard, le 25 avril 2012, à la suite d'une une de Libération associant un portrait de Nicolas Sarkozy à ce qui est
présenté comme une citation du président-candidat, «Le
Pen est compatible avec la République», c'est Xavier Bertrand,
ministre du Travail, qui reprend ce terme de «tract»
et cette idée de connivence entre le politique et les médias:
«Rue
de Solférino,
ils n'ont plus besoin d'imprimer les tracts, Libération, ça
suffit!»
«Il
y a la une, mais à l'intérieur, même
les tracts du PS n'en font quasiment pas autant. C'est leur
droit, mais autant afficher la couleur, autant l'imprimer en rose, ce
sera beaucoup plus simple!», avait-il ajouté.
A.M.

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