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Débat télévisé: Hollande ne veut jouer ni les édredons, ni un match de boxe

Cécile Dehesdin, mis à jour le 02.05.2012 à 11 h 07

François Hollande sur le plateau de Des Paroles et des Actes, sur France 2, le 15 mars 2012.

François Hollande sur le plateau de Des Paroles et des Actes, sur France 2, le 15 mars 2012.

PAS DE FAUX DÉBAT D'ENTRAÎNEMENT pour François Hollande non plus, même si son équipe aurait bien aimé, rapporte Libération:

«Il échange, teste des arguments, mais les jeux de rôles, il n'aime pas ça. On a essayé plusieurs fois, il n'a jamais voulu.»

«Je n'ai pas d'entraîneur, je n'ai que moi-même», a confirmé au Parisien le candidat socialiste, qui s'est préparé relativement seul pour le débat télévisé d'entre-deux-tours qui aura lieu ce 2 mai, avec «des milliards de notes, de fiches», et des «arguments» et «petites formules» choisies «après les avoir, sans le dire, testées» sur ses amis, raconte l'un d'entre eux.

Une petite équipe, Manuel Valls à sa tête, aura quand même été chargée de régler l'organisation du débat dans ses moindres détails, et de prendre conseil auprès de journalistes, de politiques dont Ségolène Royal, ou du réalisateur de The Voice.

Ils prévoient un Nicolas Sarkozy clivant et en mode attaque, et Hollande prévient d'avance que «quand il y a un quinquennat raté, un débat ne peut l'effacer». Le bilan, le bilan, et encore le bilan. Avec comme objectif de style de ne pas «jouer les édredons» sans pour autant tomber dans le «match de boxe». Résumé par son porte-parole Bernard Cazeneuve d'un: «La confrontation, oui, la baston, non!»

Le candidat socialiste est à la place de Nicolas Sarkozy en 2007, donné gagnant par tous les sondages. Mais même s'il a fait plusieurs débats ces derniers temps alors que son rival en a perdu l'habitude, Hollande «ne maîtrise pas encore à 100% l'outil télé comme Sarkozy» d'après un de ses proches.

Le Parisien met dans ses points faibles «l'excès de confiance», la difficulté étant de montrer «qu'il est prêt, sans être trop sûr de lui». Mais c'est du côté de l'UMP qu'on dit qu'Hollande «n'est pas un sujet», et que Nicolas Sarkozy n'aurait jamais abordé le «sujet Hollande», parce qu'«on a autre chose à faire».

C.D.

Cécile Dehesdin
Cécile Dehesdin (610 articles)
Rédactrice en chef adjointe
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