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François Hollande: «Heureusement que Ben Laden est mort!»

Slate.fr, mis à jour le 28.04.2012 à 12 h 43

François Hollande à Bourges le 27 avril 2012, REUTERS/Jacky Naegelen

François Hollande à Bourges le 27 avril 2012, REUTERS/Jacky Naegelen

Le Parisien – Aujourd’hui en France publie ce samedi 28 avril une longue interview de François Hollande dans laquelle celui-ci dévoile notamment son état d’esprit au moment d’aborder la dernière semaine d’une campagne commencée il y a de longs mois.

«Toutes les conditions sont réunies pour l’emporter», estime le candidat socialiste, que le dernier sondage BVA donne gagnant au second tour avec 54,5% des voix. Mais il s’empresse de rajouter que «rien n’est vraiment joué» et qu’il se battra «jusqu’à dimanche soir pour que le résultat soit le meilleur possible».

François Hollande revient aussi et surtout sur la violence et le niveau de la campagne de l’entre-deux-tours, qu’il estime être tombé au plus bas:

«Quel festival, quel bouquet! Je serais ainsi le candidat des mosquées; Tariq Ramadan appellerait à voter pour moi; Takieddine serait un ami; j’aurais tout connu des comportements de Dominique Strauss-Kahn; je voudrais régulariser tous les sans-papiers. Heureusement que Ben Laden est mort! Peut-être aurait-il aussi donné des consignes?»

Nicolas Sarkozy avait en effet assuré sur TF1 le 25 avril puis sur France Inter le 26 avril que l'intellectuel de nationalité suisse Tariq Ramadan avait appelé à voter Hollande «ou un parti qui serve l'islam», des accusations démenties par le candidat socialiste et par l’intéressé.

L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, avait quant à lui annoncé le 27 mars qu’il allait voter François Hollande. Le Président et candidat de l’UMP a également répété lors de ses meetings qu’il n’avait «pas beaucoup de leçons de style à recevoir de quelqu'un qui militait pour que Dominique Strauss-Kahn soit le prochain président de la République française.»

Après Dominique de Villepin, qui s’est dit «effrayé» par la campagne «indigne» de Nicolas Sarkozy et Jean-Luc Mélenchon, qui a estimé que le président sortant utilisait «des mots directement sortis de la collaboration», François Hollande insiste à son tour sur le ton et les arguments développés par son adversaire:

«Les fins de campagne sont celles des derniers feux. Je me souviens que la campagne fut dure entre François Mitterrand et Jacques Chirac en 1988, mais jamais un tel niveau n’avait été atteint. Quand j’entends ce député, Lionnel Luca, comparer ma compagne à un chien… Moi-même, j’ai été comparé à une anguille. Décidément, la zoologie fait partie de la sémantique du camp d’en face. C’est déplorable.»

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