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Mélenchon: Sarkozy utilise des mots «tirés de la collaboration»

Slate.fr, mis à jour le 27.04.2012 à 10 h 08

Jean-Luc Mélenchon a estimé vendredi 27 avril sur France Inter que Nicolas Sarkozy était «en train d'extrême-droitiser la droite» et dénoncé un président-candidat qui utilise des mots «directement tirés de la collaboration».

«La phrase qui consiste à dire “se faire traiter de fasciste par un communiste est un compliment” est une reprise mot pour mot de Pierre Laval le collabo, de la même manière que parler de fête du travail et dire que c'est le “vrai travail”, c'est mot pour mot le texte de l'affiche du Maréchal Pétain en 1941 [en réalité, l'affiche qui a tourné de Pétain avec le slogan “vrai travail” était un fake, comme nous vous l'expliquions, NDLR]», a déclaré l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle, qui a réunit plus de 11% des voix au premier tour. «Lui il sort des mots, des phrases, des expressions qui sont directement tirés de la collaboration, pourquoi le fait-il? A qui parle-t-il? A qui veut-il inoculer ce poison?», a-t-il encore demandé.

Les accusations et autres références aux années 1930 et à la montée du fascisme en Europe s’invitent régulièrement dans le débat politique français, mais ont été particulièrement nombreuses cette semaine, alors que le Front national a battu son record de voix au premier tour d’une élection présidentielle et que le report des voix de ses électeurs est un enjeu central de l’entre-deux-tour. Un électorat que le candidat sortant courtise ouvertement, tandis que son rival François Hollande prend plus de précautions.

Le maire PS du 14e arrondissement Pascal Cherki a récemment comparé indirectement sur son compte Twitter le président de la République à Adolph Hitler, écrivant mardi 24 avril:

«Au rythme où il va, Sarkozy va terminer la campagne en réclamant l’annexion des Sudètes et de Dantzig et va déclarer la guerre à la Pologne.»

L’élu socialiste a depuis retiré son tweet, qui a déclenché une vague de réactions indignées à l’UMP. Il a expliqué dans un second message:

«Mon intention n'était pas de comparer NS à Hitler. Puisque mon tweet à été interprété de la sorte je le retire.»

Jeudi 26 avril, Martin Hirsch, ancien Haut-commissaire de François Fillon, dénonçait les propos du député Lionnel Luca, qui l’avait notamment comparé à «Judas» et insulté d’autre personnalités politiques lors d’un meeting. «S'en prendre au patronyme, au physique et aux origines des gens, c'est une technique vieille comme les années 1930, qui est la signature d'un certain état d'esprit», a déclaré Martin Hirsch.

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