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Comme Le Pen, Sarkozy veut une présomption de légitime défense pour les policiers

Agathe Ranc, mis à jour le 26.04.2012 à 17 h 38

Nicolas Sarkozy lors de son meeting au Raincy, 26 avril 2012. REUTERS/Philippe Wojazer

Nicolas Sarkozy lors de son meeting au Raincy, 26 avril 2012. REUTERS/Philippe Wojazer

L'opération de séduction lancée par l'UMP vis-à-vis des électeurs frontistes continue. En meeting au Raincy jeudi 26 avril, Nicolas Sarkozy a proposé d'instaurer pour les policiers une «présomption de légitime défense» pour les policiers, proposition qui figure déjà dans le programme de Marine Le Pen.

Pourtant, en janvier 2012, comme le rapportait alors Le Figaro, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait qualifié la proposition de la candidate frontiste de «permis de tirer» accordé aux policiers et insisté sur la néccessité d'assurer «un supplément de formation continue» aux forces de l'ordre.

Selon Nicolas Sarkozy, une telle présomption permettrait de ne pas «mettre sur le même plan le policier dans l'exercice de ses fonctions et les délinquants».

Dans une interview accordée à 20 Minutes, Virginie Duval, secrétaire national de l'union des magistrats, explique que si la présomption de légitime défense était mise en place, «cela impliquerait que les policiers pourraient tirer et ensuite invoquer la légitime défense [et] reviendrait à leur donner un permis de tuer». Elle appelle également à éviter «une opposition entre police et magistrature».

Marine Le Pen a elle très rapidement salué une «victoire idéologique» du Front national.

C'est le syndicat Alliance, deuxième syndicat de policiers en France, qui avait réclamé «l'application de la présomption de légitime défense» en réaction à la mise en examen pour homicide volontaire d'un policier de Seine-Saint-Denis, mercredi 25 avril. Ses collègues avaient alors manifesté sur les Champs-Elysées pour protester.

De son côté, en réaction à ce mouvement de mécontentement policier, François Hollande a proposé que les policiers continuent de bénéficier d'une «protection administrative» et ne perdent pas leur salaire dans ces circonstances.

Agathe Ranc
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