France / Politique

Sarkozy-FN: «Il vaut mieux perdre une élection que perdre son âme»

Temps de lecture : 2 min

Marine Le Pen après son vote le 22 avril 2012.REUTERS/Pascal Rossignol
Marine Le Pen après son vote le 22 avril 2012.REUTERS/Pascal Rossignol

«Sarkozy et le FN: la fin ne justifie pas tous les moyens»: dans un éditorial daté du 25 avril 2012, le Monde commente les appels lancés par Nicolas Sarkozy aux 18% qui ont voté pour Marine Le Pen, lors du premier tour de la présidentielle.

«L'empathie» du chef de l'État à l'égard de ces 6,4 millions de français qui ont voté FN, parti «rétrograde, nationaliste et xénophobe», est, selon le Monde, une «faute politique», un «aveu d'impuissance» et une «faute morale».

Au sujet de ce dernier qualificatif, le quotidien explique:

«En politique, comme ailleurs, la fin ne justifie pas tous les moyens. L'élection ne légitime pas tous les cynismes. Sauf à donner un peu plus raison aux philippiques de Mme Le Pen contre les "mensonges" des dirigeants français. Sauf à y perdre son âme.»

«Au risque de perdre»

Cette dernière phrase, «sauf à y perdre son âme», fait référence à une autre tribune publiée dans le Monde le 15 mai 1987, qui avait été très commentée, et qui titrait «Au risque de perdre».

L'auteur, Michel Noir, ministre RPR du gouvernement de la première cohabitation (1986-1988) et ancien maire de Lyon, y affirmait sa ferme opposition à une alliance de la classe politique avec le Front national.

A l'époque, alors que le second tour des élections cantonales annonçait plusieurs duels impliquant des candidats du Front national, Michel Noir écrivait:

«Il vaut mieux perdre une élection que perdre son âme.»

A.M.

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