Présidentielle 2012 live directFrancePresidentielle

Le logement, préoccupation centrale des Français

Slate.fr, mis à jour le 18.05.2012 à 12 h 36

Construction d'un immeuble de bureaux et de logement le 14 octobre 2008 à Marseille. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Construction d'un immeuble de bureaux et de logement le 14 octobre 2008 à Marseille. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Les prix de l'immobilier résidentiel en France ont connu une hausse spectaculaire depuis 10 ans (+94% dans l'ancien entre 2002 et fin 2011, selon l'Insee), rendant la primo-accession toujours plus difficile et faisant croître sans cesse, pour les locataires, la part des loyers dans les budgets des ménages, avance l'agence Reuters ce mardi 24 avril:

«La quasi-totalité du territoire est concernée. Rennes, Toulouse, Bordeaux et Nantes figurent au palmarès des agglomérations où les prix ont le plus progressé depuis 2002 et la pénurie chronique constatée en Ile-de-France inquiète professionnels et milieux associatifs.»

Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos France, cité par l’agence de presse, rappelle:

«En 2007, un certain candidat [Nicolas Sarkozy, NDLR] avait évoqué la nécessité d'une "France de propriétaires". En 2012, la question d'être "bien logé" est devenue prioritaire».

Nicolas Sarkozy et François Hollande (comme les autres candidats) avaient accordé à la mi-avril des interviews au site de recherche de logement Pap.fr. Le présidant sortant expliquait vouloir faire construire 30% de logements en plus, en réduisant pendant trois ans les contraintes des plans d'urbanisme fixées par les collectivités locales, «avant un grand chantier de refonte du droit de l'urbanisme». L’augmentation du parc de logement est pour Sarkozy la clé car, en diminuant la rareté du parc, il espère diminuer les prix.

Pour fluidifier le marché, il promet aussi de diminuer les droits de mutation de 50% sur cinq ans (les droits de mutations sont les taxes payées par l'acquéreur d'un bien immobilier, sauf exception, au moment du changement de propriétaire. Ces taxes perçues par le notaire sont ensuite reversées en partie au conseil général du département, en partie à la commune où est réalisée la vente).

François Hollande a de son côté précisé que les loyers de location (relocation et nouvelles locations) seront encadrés, bloqués à «la moyenne des loyers pratiqués dans le quartier pour un logement similaire». «C'est ce qu'on appelle le loyer de voisinage», précisait-il:

«Dans les zones où les loyers sont manifestement surévalués, ils devront même baisser au moment de la relocation. Ces zones aux prix exceptionnellement hauts ne sont pas forcément très nombreuses mais elles "contaminent" les quartiers qui les environnent en tirant leurs prix, eux aussi, vers le haut.»

Il entend également réduire la facture énergétique des ménages et lancer une «caution mutualisée pour les jeunes» pour éviter que le manque de garantie soit un frein au logement comme c’est actuellement le cas. Sans oublier la construction de logements sociaux en doublant le budget qui y est consacré, promet le candidat socialiste.

L'Observatoire du logement et des inégalités souligne, selon Reuters, que 3,6 millions de personnes seraient concernées par le mal-logement, dont 685.000 personnes n'auraient pas de domicile personnel et 85.000 vivraient dans une habitation dite «de fortune».

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte