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La surprise du premier tour, c'est qu'il n'y a pas eu de surprise

Slate.fr, mis à jour le 24.04.2012 à 12 h 19

Nicolas Sarkozy le 23 avril 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Nicolas Sarkozy le 23 avril 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes

QUATRE SURPRISES SONT A SOULIGNER quant au premier tour de l’élection présidentielle, selon les médias et éditorialistes: Nicolas Sarkozy est le premier président sortant à ne pas être en tête; Marine Le Pen a réalisé un score record, meilleur que son père en 2002; Jean-Luc Mélenchon n’a pas été à la hauteur des prévisions; le taux de participation a été très élevé.

Mais nous jouons les surpris pour peu de choses, jugent les universitaires Jocelyn Evans et Gilles Ivaldi sur leur blog 500 signatures, ajoutant que «les résultats du premier tour sont entièrement conformes aux attentes. Il n’y a eu aucune surprise, simplement des ajustements mineurs».

Le premier président en exercice à ne pas être en tête au second tour? «Seulement quatre autres présidents en fonction se sont représentés. Un sur cinq n’est pas un chiffre digne de faire les gros titres», jugent les auteurs du blog, qui soulignent que vue la position périlleuse de Sarkozy dans les sondages, il est déjà remarquable qu’il arrive second avec un retard de seulement 1,5 points.

Concernant le taux de participation, «il est presque exactement dans la moyenne de tous les premiers tour d’élections présidentielles de la Ve République», soulignent Jocelyn Evans et Gilles Ivaldi.

La troisième surprise? Marine Le Pen n’a pas fait déferler sur la France une nouvelle vague frontiste. Car si l’on tient compte du fait qu’en 2002, son père n’était pas la seule force frontiste en présence (il y avait aussi Mégret, du MNR), le pourcentages de votants d’extrême droite n’a que peu augmenté.

Enfin concernant Mélenchon («une construction largement menée par une mode médiatique»), son score final n’est pas surprenant:

«Dans une élection montrant un renforcement des extrêmes dans les sondages et une plus grande couverture médiatique, et similaire à la campagne de 2002 dans sa dynamique, une performance [du Front de Gauche] légèrement inférieure à celle de Laguiller, Besancenot, Hue et Gluckstein semblait devoir être une estimation raisonnable: avec les petits candidats trotskistes, la gauche radicale à réalisé 12,8% contre 13,8 % aux élections de 1995 et 2002. La surprise aurait été que le Front de gauche fasse un score similaire à celui de Le Pen.»

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