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Législatives: le Front de gauche envisage de négocier avec le PS

Slate.fr, mis à jour le 24.04.2012 à 13 h 07

Jean-Luc Mélenchon à la fin de son discours place Stalingrad, le 22 avril 2012.REUTERS/Charles Platiau

Jean-Luc Mélenchon à la fin de son discours place Stalingrad, le 22 avril 2012.REUTERS/Charles Platiau

«Ni à vendre, ni à acheter, ni à domestiquer!» Voilà ce que déclarait il y a quelques jours encore Jean-Luc Mélenchon, au sujet des législatives. Après un score jugé décevant au premier tour de l’élection présidentielle (11,11%) et avoir appelé à «battre Sarkozy», le Front de gauche se dit aujourd’hui prêt à négocier avec le PS pour les élections législatives. Ceci, afin de barrer la route au FN, qui a réussi une percée historique en obtenant 17,90% des suffrages.

Martine Billard, numéro deux du Parti de gauche explique à Reuters:

«Compte tenu du score du Front national, il peut y avoir un risque (de triangulaire, voire d'absence de candidat de gauche au second tour, NDLR) dans certaines circonscriptions

Néanmoins, le parti de Jean-Luc Mélenchon refuse les négociations locales. «On ne va pas retirer nos candidats un par un, circonscription par circonscription au profit du PS», assure-t-elle encore.

Seule solution envisageable selon Éric Coquerel, conseiller spécial du leader de Jean-Luc Mélenchon, une répartition entre le (Parti de gauche) Front de gauche et le PS sur les circonscriptions où des triangulaires seraient possibles. Elles seraient au nombre de 90 sur l’ensemble de la France, selon Reuters.

«Le débat, ce n'est pas de marchander des circonscriptions pour le Front de gauche, le débat c'est: "est-ce que la gauche dans son ensemble est disposée à éviter l'élimination de candidats de gauche ou est-ce que chacun y va de son côté sans se préoccuper des conséquences"?», a souligné Martine Billard.

Au sujet de l'indépendance du parti, Eric Coquerel reste ferme:

«On a toujours une stratégie d'autonomie vis-à-vis du PS, ça n'a pas changé. Maintenant, si à certains endroits (un accord) peut permettre de faire face au Front national, on est d'accord pour l'étudier

Il dit avoir adressé au PS, en février dernier, une lettre sur «le danger du FN aux législatives». Depuis les discussions n’ont pas avancé, même si le PS a laissé récemment entendre qu’il pourrait y avoir des accords dans les villes où le FN fait de bons scores.

Manuel Valls, le directeur de communication de François Hollande, a confirmé ce lundi sur France Inter, que des contacts «auraient lieu», sans plus de précision. Pour l’heure, aucun contact n’a été pris entre le PS et le Front de gauche, assure l’équipe de Jean-Luc Mélenchon.

A Quimper, ce lundi, lors de son premier meeting de l’entre-deux-tours, François Hollande a déclaré, au sujet du leader du Front de gauche: «Il a obtenu un bon résultat. Il n’y a pas de raison pour qu’on n’ait pas un contact.»

Le Front de gauche doit maintenant se réunir en bureau national mercredi, puis en conseil national samedi afin de décider de la stratégie à adopter.

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