France / Politique

2007 dans le rétro, épisode 95: François Bayrou fait salle comble à Bercy

Temps de lecture : 2 min

François Bayrou le 18 avril 2007 en meeting à Bercy. REUTERS/Charles Platiau. Image retouchée par Slate.fr.
François Bayrou le 18 avril 2007 en meeting à Bercy. REUTERS/Charles Platiau. Image retouchée par Slate.fr.

18 AVRIL 2007. DANS QUATRE JOURS, LE PREMIER TOUR. Les positions dans les sondages sont stables. Selon le dernier sondage (Ipsos) donné par France2, Nicolas Sarkozy est à 29,5% d’intentions de vote pour le premier tour, Ségolène Royal à 24,5%. François Bayrou est incontestablement le troisième homme avec 18,5%. Derrière, Jean-Marie Le Pen, et loin derrière la gauche de la gauche: Olivier Besancenot est à 3,5%, Marie-George Buffet à 2,5%. Au second tour, Nicolas Sarkozy réunit 53% d’intentions de vote, contre 47% pour Ségolène Royal.

Ce 18 avril, François Bayrou est galvanisé. Le candidat de l'UDF tient son plus gros meeting de la campagne à Bercy. Il fait salle comble. 17.000 personnes en orange l’acclament. Parmi lesquelles Azouz Begag, Corinne Lepage, Jean-Luc Romero (tout trois soutiens de François Hollande en 2012), et des artistes comme Marin Karmitz, Vincent Lindon et Sara Forestier.
François Bayrou clame:

«Même si nous faisions un score formidable et qu'ils gagnent quand même, ils trouveraient le moyen de reconstruire leur forteresse. Et tout redeviendrait comme avant. Il faut leur arracher le pouvoir, les renvoyer pour cinq ans au moins à leurs chères études pour qu'ils se mettent à réfléchir et qu'ils fassent eux aussi leur révolution culturelle.»

Ce matin du 18 avril, ce n’est pas une révolution culturelle que prône pourtant le favori des sondages Nicolas Sarkozy, mais une révolution idéologique. Il le dit dans une interview accordée au Figaro:

«Je ne mène pas un combat politique, je mène un combat idéologique.»

Invité d’Arlette Chabot le soir-même sur France 2, dans A vous de juger il précise: «Je voudrais que dans cette campagne les français puissent penser librement, voter librement, réfléchir librement. Ça fait des années et des années qu’une gauche bien pensant impose un mode de pensée, et tous ceux qui ne sont pas d’accord sont diabolisés, dénoncés, sectarisés».

Il martèle ses vœux mais soutient:

«Je ne sais pas si je serai au deuxième tour moi-même. Attendons simplement, les Français décideront.»

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