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Nicolas Sarkozy, «seul» face au «conservatisme», selon un ex-conseiller

Agathe Ranc, mis à jour le 16.04.2012 à 17 h 57

Nicolas Sarkozy le 16 avril 2012. REUTERS/Charles Platiau

Nicolas Sarkozy le 16 avril 2012. REUTERS/Charles Platiau

NICOLAS SARKOZY EST-IL «TROP SEUL DANS UN OCÉAN D'INERTIE»? C'est le propos d'un article de blog (repéré par Le Figaro) publié par Maxime Tandonnet, l'un des auteurs du discours de Grenoble de juillet 2010, dans lequel il revient sur six ans de proche collaboration avec le président.

Dans un billet de blog qu'il dit dénué de toute ambition politique, Maxime Tandonnet décrit «un personnage profondément humain», qui passe «des nuits» auprès de Français «pour les écouter et leur parler», et rappelle les réformes entreprises par son mentor «contre le conservatisme» (internats d'excellence, peines planchers, jurys populaires en correctionnelle...). En plus d'être «humain», le président est aussi, toujours selon Maxime Tandonnet, un «vrai “national”», «le seul dans la classe dirigeante à pouvoir se mettre en colère [...] parce que le drapeau tricolore a été profané, [...] dans un océan d'apathie et d'indifférence».

Nicolas Sarkozy tente depuis quelques semaines de prendre ses distances avec ce fameux discours de Grenoble: à dix jours du premier tour de la présidentielle, il a par exemple confié au Dauphiné Libéré que s'il devait prononcer à nouveau le discours de juillet 2010, il le referait «sans parler d'une communauté en particulier».  

Henri Guaino, traditionnel auteur des discours présidentiels, avait lui-même pris ses distances avec le discours de Grenoble en affirmant en septembre que «ce n'était pas une bonne chose» sur la forme.

Agathe Ranc
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