France / Politique

2007 dans le rétro, épisode 93: Sarkozy veut s'inscrire dans le sillage de De Gaulle

Temps de lecture : 2 min

Nicolas Sarkozy à Colombey-les-Deux-Églises le 16 avril 2007. REUTERS/Thomas Coex - Image retouchée par Slate.fr
Nicolas Sarkozy à Colombey-les-Deux-Églises le 16 avril 2007. REUTERS/Thomas Coex - Image retouchée par Slate.fr

16 AVRIL 2007. PLUS QUE QUELQUES JOURS avant le premier tour de l'élection présidentielle. Pour se poser en rassembleur, Nicolas Sarkozy se rend à Colombey-les-Deux-Eglises, où est enterré le général De Gaulle. Il va se recueillir sur sa tombe pour signifier qu'il s'inscrit «dans la continuité de l'histoire de la France». Il poursuit:

«Je m'inscris dans cette tradition. Je veux défendre l'identité nationale française et en même temps je veux faire de la politique différemment (...) Il n'y a pas de contradiction. Peut-être que la rupture que j'appelle dans la façon de faire de la politique, c'est retrouver le sens de l'identité nationale française.»

Surtout, Michel Rocard vient d'appeler à une alliance de la gauche et du centre pour empêcher la droite de passer. Le pélerinage à Colombey est l'occasion, pour le candidat UMP qui est le favori des sondages, de se placer au-dessus de ce qu'il dénonce comme de «petites combinaisons». «Je veux parler à l'ensemble des Français au moment où il y a tant de déclarations, de tentatives d'alliance de partis, d'alliances de boutiques, ce que le général de Gaulle avait toujours refusé». Déjà, il évoque la «majorité silencieuse», celle, dit-il, «qui comprend parfaitement qu'on parle de l'identité nationale et de l'immigration, ceux qui ont voté non au référendum».

Les petites combinaisons dénoncées par son adversaire, Ségolène Royal dit alors les refuser, mais sans fermer la porte à des discussions dans l'entre-deux-tours.

Les résultats du dernier sondage TNS -Sofres donnent Nicolas Sarkozy à 30% pour le premier tour et Ségolène Royal à 26%. Au second tour, le candidat de l'UMP l'emportera avec 52% contre la candidate du PS à 48%. Mais dans une interview publiée dans le quotidien 20 Minutes, ce 16 avril, Nicolas Sarkozy assure:

«Je ne suis sûr de rien mais je fais campagne. Pendant que mes concurrents me critiquent, moi je fais une seule chose: je propose mes solutions aux problèmes de la France.»

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