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Sarkozy à Obama: «We will win, Mr Obama. You and me. Together» (VIDEO)

Grégoire Fleurot, mis à jour le 13.04.2012 à 10 h 02

Capture d'écran de la vidéo de France 2.

Capture d'écran de la vidéo de France 2.

VOUS VOUS ÊTES TOUJOURS DEMANDÉ comment se passaient les visioconférences entre les chefs d’Etat des grandes puissances de la planète, qui plus est entre deux hommes qui ne maîtrisent pas la langue maternelle de l’autre? Alors ces images du début d’une visioconférence qui s'est tenue jeudi 12 avril entre Barack Obama et Nicolas Sarkozy va vous intéresser.

Les coulisses des discussions entre dirigeants ne parviennent généralement au grand public qu’à travers des bourdes, le plus souvent des micros mal éteints lors de sommets internationaux, les images n’ont pas été volées: une équipe une caméra de France 2 a eu le droit de filmer les premiers instants de la conversation.

On peut y voir Barack Obama, dont les propos sont traduits par un interprète, présenter ses condoléances à Nicolas Sarkozy pour la mort de Richard Descoings, «un collègue important qui a très bien travaillé avec vous sur des réformes de l’éducation».

Réponse du président en français:

«Merci Barack, tu as toujours une pensée amicale pour la France.»

On remarquera le tutoiement, qui répond à celui de l’interprète de Barack Obama. Le président enchaîne en se disant «admiratif du combat» que mène Nicolas Sarkozy pour sa réélection. Réponse du chef de l’Etat français –dont les notes en anglais lui ont fait louper le diplôme de Sciences Po– dans un anglais parlé avec un fort accent franchouillard (qui rappellera à certains le fameux «The Yes needs the no» de Raffarin):

«We will win, Mr Obama. You and me. Together.»

Après ces amabilités protocolaires, le président américain embraye sur les questions de «l’Iran, du pétrole et de la Syrie». Moment que choisissent les personnes chargées du protocole de Nicolas Sarkozy pour faire sortir les journalistes de la salle.

L’équipe du président-candidat veut bien dévoiler un peu des coulisses de l’Elysée pour souligner la proximité et la bonne entente entre celui-ci et l’homme le plus puissant de la planète, et ainsi montrer le contraste avec le manque de stature internationale de François Hollande, qui a du mal à se faire recevoir par les dirigeants internationaux. Mais elle n’est tout de même par prête à sacrifier le secret des discussions sur un dossier aussi sensible que l’Iran pour autant.

G.F.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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