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Des paroles et des actes: Philippe Poutou bon ou mauvais?

Aurélia Morvan, mis à jour le 12.04.2012 à 14 h 12

Philippe Poutou à Paris le 10 janvier 2012, REUTERS/Charles Platiau

Philippe Poutou à Paris le 10 janvier 2012, REUTERS/Charles Platiau

LE 11 AVRIL 2012, CINQ DES DIX CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE ont participé à la première des deux émissions que «Des Paroles et des actes» sur France 2 consacre aux candidats en période de campagne officielle.

Lors de cette première émission (la seconde aura lieu ce jeudi soir), et à onze jours du premier tour, un candidat «creva l'écran» selon le Monde: Philippe Poutou.

Ce «petit» candidat, qui reconnaît qu'il n'a «pas l'habitude d'être seul» et qu'il «ne rêve pas de devenir président», avait, comme les autres vingt minutes d'interview. 

A quelques secondes du gong de fin, Philippe Poutou se lance dans une courte élocution de clôture raconte Raphaëlle Bacqué:

«Il n'a plus que quelques secondes pour dire sa différence avec Jean-Luc Mélenchon. Grande inspiration de coureur avant le 100 mètres et le voilà qui débite à toute vitesse que si le candidat du Front de Gauche obtient un succès le 22 avril ce sera "tant mieux" mais "si c'est pour nous faire le coup de la gauche plurielle on est pas d'accord".»


Philippe Poutou sur un rapprochement avec... par lemondefr

Dans l'Express, si Élise Karlin parle d'une «révélation», Christophe Barbier parle lui d'un «flop» pour «la totalité de sa prestation», Thierry Dupont abondant dans ce sens en ajoutant:

«Autant Olivier Besancenot pouvait séduire par son volontarisme, autant son successeur, malgré son naturel certes rafraîchissant, inspire surtout de la compassion.»

Une comparaison attendue avec Olivier Besancenot parce que, comme nous vous le disions sur Slate.fr, l'ancien candidat à la présidentielle est vu comme «le modèle des petits candidats»:

«Une scène de la série documentaire de Serge Moati Elysée 2012, la vraie campagne montre Cécile Duflot motiver Eva Joly avant un meeting en lui rappelant le destin de la candidature d’Olivier Besancenot en 2002: scotché entre 0,5% et 1% dans les sondages pendant quasiment toute la campagne, le candidat de la LCR avait décollé dans la dernière ligne droite et récolté plus de 4% au premier tour, grâce notamment à ses passages au journal télévisé.»

Un espoir pour Philippe Poutou? Quoiqu'on dise de sa prestation, son final a été exceptionellement applaudi par le public. Stéphane Sitbon, le directeur de campagne d'Eva Joly, a même ironisé en coulisse, selon Le Monde: «Si ça continue, je vais voter Poutou...»

A.M.

Aurélia Morvan
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