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Discours de Grenoble: Sarkozy ne «stigmatiserait» plus les Roms

Slate.fr, mis à jour le 11.04.2012 à 17 h 40

Nicolas Sarkozy à Marseille, le 19 février 2012. REUTERS/Philippe Wojazer.

Nicolas Sarkozy à Marseille, le 19 février 2012. REUTERS/Philippe Wojazer.

SI LE PRÉSIDENT DEVAIT AUJOURD'HUI PRONONCER LE DISCOURS DE GRENOBLE, il le referait, mais «sans parler d’une communauté en particulier», a-t-il expliqué au Dauphiné Libéré dans une interview publiée ce mercredi 11 avril.

Le 30 juillet 2010, à la suite d’un fait divers au cours duquel un policier avait été blessé, Nicolas Sarkozy avait prononcé ce discours sur la sécurité qui a marqué son mandat. Il entendait alors «engager une importante réforme pour améliorer la lutte contre l'immigration irrégulière», «mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms» et démanteler les camps existants. Peu après, une circulaire du ministère de l’Intérieur enjoignait les préfets à évacuer les campements illicites «en priorité ceux des Roms», déclenchant la colère de Bruxelles, et poussant Viviane Reding, commissaire européenne en charge de la justice à prévenir contre les politiques «discriminatoires» à l'égard des Roms ou de toute autre population. «Une honte», avait-elle ajouté.

Un point noir dans la présidence de Nicolas Sakozy sur lequel il ne revient que brièvement, avant d’ajouter, toujours au sujet du discours de Grenoble:

 «La sécurité est la première des libertés. Je reste donc totalement mobilisé sur ce sujet avec notamment des propositions sur le renforcement de l’exécution des peines et la réforme de la justice des mineurs qui doit mettre fin à leur sentiment d’impunité.»

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