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François Hollande n'est toujours pas fatigué

Slate.fr, mis à jour le 11.04.2012 à 12 h 34

François Hollande à Paris le 8 mars 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes

François Hollande à Paris le 8 mars 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes

FRANCOIS HOLLANDE A DONNÉ cette semaine deux grands entretiens aux Inrocks et au Parisien, où il revient notamment sur la dernière phase de la campagne, et sa stratégie. Le candidat du PS, donné favori par les sondages, affirme dans les Inrocks vouloir éviter le vote purement antisarkozyste et les batailles basses et gratuites.

«Je récuse la violence verbale qui n’est jamais bonne conseillère. Je veux un débat sur les grands enjeux du pays, ni les caricatures ni les outrances. Les Français y ont droit. Et en même temps l’affrontement doit avoir lieu. Le débat sur le bilan comme sur les projets doit être poussé jusqu’à son terme.»

Fin des propositions

Mais François Hollande dit refuser les propositions à tout va. A l’inverse de Nicolas Sarkozy qui a choisi de les distiller au fil des jours, annonçant encore le 7 avril dernier dans le JDD une réforme du permis de conduire, Hollande explique ne pas vouloir «sortir au dernier moment de ma poche une surprise en disant voilà, sur le permis de conduire, vous n’avez rien vu, je vais vous l’accorder»

Samedi, François Hollande avait pourtant lui aussi proposé une réforme du permis. Avant de publier dimanche un communiqué voyant dans les propositions de l'adversaire une «surenchère» visant à masquer son bilan en la matière depuis 2007.

Le candidat socialiste explique avoir choisi aussi de rester mesuré pour ne pas déclencher des espoirs fous qui seraient déçus. A un lecteur du Parisien qui explique être sympathisant de gauche mais n’avoir pas fait son choix, car il lui manque «l’étincelle», Hollande réplique:

«Je ne suis pas candidat pour faire un feu de joie, un soir, et même une année, puis vous dire que ce que j’avais prévu ne pourra pas se faire. Beaucoup de gens viennent me voir en me disant: “On espère, mais ne nous décevez pas, parce que ce serait tellement grave que le changement ne se traduise pas dans la vie quotidienne”.»

«La vie n’est pas qu’une campagne»

Mais Hollande se dit encore plein d’énergie pour convaincre. En campagne depuis le 31 mars 2011, il précise bien qu’«il faut aussi ce que cela s’arrête», que «la vie n’est pas qu’une campagne». Mais est-il fatigué? «Eh bien non, je ne suis pas fatigué. De nombreux électeurs hésitent encore. Je ne veux pas simplement figurer, faire un coup d’éclat. Je veux convaincre les Français que je peux représenter un espoir crédible.»

En attendant, Hollande se tient sur un fil, ne pas bouger, maintenir sa position de force, et rester en équilibre entre Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. Il affirme aux Inrocks «comprendre» l’indignation des électeurs du premier, partager avec le second une «exigence morale» et assure au Parisien que «tous ceux qui contribueront à la victoire auront vocation à participer au gouvernement de la France. Je ne forcerai personne, mais s’ils le veulent, je les associerai. J’ai besoin d’avoir une équipe où toutes les sensibilités puissent figurer».

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