France / Politique

A l'Elysée, Valérie Trierweiler continuerait à travailler «d'une façon ou d'une autre»

Temps de lecture : 2 min

François Hollande et Valérie Trierweiler, le 4 avril 2012 à Rennes. REUTERS/Benoît Tessier.
François Hollande et Valérie Trierweiler, le 4 avril 2012 à Rennes. REUTERS/Benoît Tessier.

ELLE SE DÉFINIT COMME UNE «SPECTATRICE ENGAGÉE» et «une des premières» hollandaises: Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, a accordé à Rennes, peu avant le meeting du candidat socialiste mercredi, un entretien à Libération, qui le publie (en accès payant) ce samedi 7 avril.

Elle y promet que François Hollande sera en cas de victoire «un chef d’Etat digne et honnête» car il «n’y a pas de Hollande caché». Sur son rôle éventuel de première dame, «tout reste à inventer», mais elle affirme qu’elle continuera «à travailler d’une façon ou d’une autre» et ne veux pas «vivre aux frais de l’Etat». Elle dénonce les «interprétations pas toujours justes sur [son] rôle, [sa] pseudo-influence et des polémiques qui n’ont pas lieu d’être» et affirme que sa participation à la campagne s’est résumée à donner à deux ou trois reprises son avis lors de réunions de communication «pour savoir comment [elle trouvait] François sur la photo».

Elle revient également sur sa présence, le 21 mars, aux obsèques des trois parachutistes assassinés à Montauban par Mohamed Merah: «Je ne me suis pas imposée, cela s’est fait avec l’accord de Matignon et du protocole. […] Si j’ai dérangé Nicolas Sarkozy, tant pis pour lui, cela ne me dérange pas. En revanche si j’ai choqué des familles de militaires, je le regrette», explique-t-elle, jugeant par ailleurs que les attaques contre elle du président-candidat ne sont «pas dignes d’un président de la République». «Si j'avais fait la même chose quand j'étais candidat, que n'aurais-je pas entendu», aurait, selon Le Monde, affirmé Nicolas Sarkozy après avoir constaté la présence aux obsèques de la compagne de son adversaire.

Valérie Trierweiler fait également, comme les autres compagnes ou épouses des candidats, l’objet cette semaine d’un dossier du Nouvel Observateur contenant une interview de Carla Bruni-Sarkozy. La compagne de François Hollande n’a elle pas accordé d’entretien à l’hebdomadaire, expliquant ne pas vouloir «entrer en compétition avec Carla Bruni». Le Nouvel Observateur explique par ailleurs, dans ses «Téléphones rouges» du même numéro, que la présence de Valérie Trierweiler à Montauban s’expliquait par le fait que François Hollande «avait anticipé la présence de Carla Bruni-Sarkozy et voulait calquer son déplacement sur celui du chef de l’Etat… qui est venu seul!»

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