France / Politique

Droits des femmes: Sarkozy annule un débat à la dernière minute pour raisons de sécurité

Temps de lecture : 2 min

Nathalie Kosciusko-Morizet lors du forum Elle/Sciences Po sur les droits des femmes, le 5 avril 2012. REUTERS/Jacky Naegelen.
Nathalie Kosciusko-Morizet lors du forum Elle/Sciences Po sur les droits des femmes, le 5 avril 2012. REUTERS/Jacky Naegelen.

LE FORUM SUR LES DROITS DES FEMMES EN PRÉSENCE DES CANDIDATS A LA PRÉSIDENTIELLE ORGANISÉ PAR ELLE ET SCIENCES PO S'EST CONCLU DANS UN DÉSORDRE IMPRESSIONNANT: Nicolas Sarkozy, qui devait être le dernier candidat à prendre la parole, a annulé au dernier moment son intervention.

La directrice de la rédaction de Elle, Valérie Toranian, a expliqué que son équipe de sécurité avait décidé que les conditions pour celle-ci n'étaient pas réunies, faisant apparemment référence à la manifestation d'étudiants opposés au candidat de l'UMP qui a eu lieu devant et dans le hall d'entrée de Sciences Po. Elle a précisé qu'une des conditions de la journée était que ce soient les candidats eux-mêmes qui viennent parler, pas leur représentants, mais a tout de même fait monter Nathalie Kosciusko-Morizet sur scène quelques minutes, pas pour remplacer Nicolas Sarkozy mais pour expliquer son absence.

Sous les huées de la salle et alors que des membres du public commençaient à partir en protestation, la porte parole du président-candidat a tenté l'ironie avec un «Merci de votre accueil chaleureux», avant d'essayer de rappeler les mesures prises par Nicolas Sarkozy pour les femmes pendant son mandat.

Prise à partie par un membre du public lui demandant pourquoi elle faisait «le sale boulot», NKM a fini par dire que «Nicolas Sarkozy a eu raison de ne pas venir» vu l'accueil qui lui a été fait, évoquant même un «traquenard». Elle a tout de même prié «tous les gens qui sont venus écouter sincèrement Nicolas Sarkozy d'accepter qu'il vous présente ses regrets», avant de quitter la scène, où l'avaient rejointe silencieusement des membres du collectif féministe La Barbe, sous les huées.

Valérie Toranian a conclu la journée en remerciant Sciences Po, dont le directeur Richard Descoings est disparu mardi: «Je trouve que dans les circonstances actuelles, cela aurait eu de la classe et de la gueule que Nicolas Sarkozy soit présent aujourd'hui», a-t-elle affirmé en professant sa «déception» que le candidat n'ait pas «affronté la traversée de la rue Saint-Guillaume».

La journée avait auparavant vu François Hollande, François Bayrou, Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et Eva Joly s'exprimer sur les droits des femmes. Jean-Luc Mélenchon avait annulé sa venue mercredi.

C.D.

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