France / Politique

François Bayrou dénonce «une entente entre François Hollande et Nicolas Sarkozy» pour ne pas débattre

Temps de lecture : 2 min

AU MICRO DE RTL CE MARDI MATIN, FRANÇOIS BAYROU a dénoncé «une entente entre François Hollande et Nicolas Sarkozy pour ne pas débattre» de sujets comme la crise, le surendettement de la France ou le chômage.


François Bayrou, candidat MoDem à la... par rtl-fr

Le candidat du Modem a commencé par évoquer le jugement de la presse internationale sur notre pays:

«Tous les journaux disent "Comment se fait-il que la France, qui est exposée plus que d'autres aux difficultés, qui se trouve face à une muraille de difficultés à affronter, ne dise pas un mot de ces difficultés-là?", ils parlent de déni de réalité et de campagne frivole, parce qu'aucun de ces sujets n'est traité.»

François Bayrou faisait notamment référence à l'hebdomadaire britannique The Economist, qui vient de consacrer sa une à l'élection présidentielle française, titrant sur «un pays dans le déni» de ses sérieux problèmes économiques.

Il a ensuite affirmé que sa mission dans la campagne présidentielle était de faire parler de ces problèmes, assurant que les Français ne sont pas «résignés à être dans cette dérobade pérpétuelle. C'est un peuple de citoyens adultes qui a besoin d'hommes politiques adultes».

Avant de relier ce refus d'aborder les sujets économiques de fond avec le refus des principaux candidats de participer à un débat avant le premier tour (si débat sur France 2 il y a, Nicolas Sarkozy et François Hollande seront sans doute représentés):

«Je rappelle à la télévision publique qu'elle a organisé des débats de plus de deux heures pour les primaires du Parti socialiste. Est-ce que les primaires du Parti socialiste c'est plus important pour le pays que l'élection présidentielle elle-même?

La vérité, c'est qu'il y a une entente clandestine entre François Hollande et Nicolas Sarkozy pour ne pas débattre de ces sujets, et qu'on organise les choses de manière à ce que cette entente soit plus ou moins dissimulée, bien que parfaitement réelle.»

Le candidat du Modem, propriétaire de plusieurs chevaux, a terminé sur une métaphore équestre, expliquant qu'on dit des chevaux qui refusent de sauter un obstacle qu'ils se dérobent, et qu'on n'a «pas besoin de président de la République dérobeur».

Il a enfin affirmé que la télévision publique avait une obligation «morale et légale» d'organiser ce débat, avec les candidats eux-mêmes, sans quoi il faudrait demander à «la justice française» de faire respecter la loi. Il a ensuite clarifié, expliquant qu'il pensait en premier lieu à une saisine du CSA.

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