François Hollande: «Je n'ai jamais pensé que le combat serait simple»

LE JOURNAL LE MONDE A PUBLIÉ jeudi 29 mars une longue interview de François Hollande, le premier d’une série d’entretiens avec les candidats à l’élection présidentielle. Le socialiste donne son point point de vue sur l’impact de l’affaire Merah sur la campagne:

«Ce drame a introduit une gravité supplémentaire dans la campagne, mais il n'a pas changé les priorités des Français: l'emploi, le pouvoir d'achat, l'éducation et la santé.»

Interrogé sur la percée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, François Hollande insiste sur l’importance du score du premier tour:

«J'ai en face de moi une droite rassemblée, autour d'un candidat qui ne cesse de faire les yeux doux aux électeurs tentés par l'extrême. Je n'ai jamais pensé que le combat serait simple et facile, que l'alternance serait mécanique. Voilà pourquoi le premier tour est décisif pour convaincre ensuite une majorité de Français bien au-delà du Parti socialiste.»

Au détour d’une question anodine sur le «manque d’enthousiasme» de sa campagne, le candidat socialiste lâche une petite phrase que son ancienne compagne et candidate malheureuse en 2007 Ségolène Royal appréciera:

«Je préfère gagner une élection présidentielle avec un peu moins d'enthousiasme que de la perdre avec beaucoup plus de ferveur.»

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