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L'affaire DSK: Nouvel angle d'attaque de la droite contre François Hollande

Mathieu Perisse, mis à jour le 29.03.2012 à 16 h 38

Nathalie Kosciusko-Morizet lors d'une conférence au sujet de SeaFrance, 9 janvier 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Nathalie Kosciusko-Morizet lors d'une conférence au sujet de SeaFrance, 9 janvier 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes

«FRANÇOIS HOLLANDE PROTÉGEAIT DSK.» Dans un communiqué de presse publié sur son blog, Sébastien Huyghe, député UMP de la 5e circonscription du Nord, «s’étonne de l’extrême mutisme de François Hollande» sur l’affaire DSK.

Les «ténors du PS» était «parfaitement au courant d[u] goût prononcé [de DSK] pour la luxure», de même que le candidat socialiste «ne pouvait pas ignorer la situation», ayant été «alerté dès 2003» de l’agression dont Tristane Banon aurait été victime, avance Sébastien Huyghe, dénonçant un François Hollande «frappé d’amnésie».

La plainte de Tristane Banon a été classée sans suite en octobre 2011, le parquet reconnaissant «des faits pouvant être qualifiés d’agression sexuelle», un délit prescrit trois ans après les faits.

Une affaire «couverte par le PS», d'après la droite

Alors que l’ancien directeur du FMI est mis en examen depuis le 27 mars pour «proxénétisme aggravé en bande organisé» dans l’affaire du Carlton et que la procédure au civil de l’affaire Diallo se poursuit à New York, plusieurs cadres de la majorité présidentielle en profitent pour attaquer François Hollande.

Dès mercredi 28 mars, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, a demandé à François Hollande de «s’expliquer» sur les liens présumés entre Jean-Jacques Urvoas et Jean-Christophe Lagarde, le premier étant en charge des questions de sécurité au PS, et le second un  commissaire divisionnaire mis en examen dans l’affaire du Carlton. NKM réagissait ainsi à un article paru le jour même dans le Monde.

«Le commissaire Lagarde a-t-il parlé à M. Urvoas de la nature de ses liens avec DSK?», s’est ainsi interrogée NKM, avant d’ajouter:

«Quelles que soient les réponses que François Hollande peut apporter à ces questions, si François Hollande est là, c’est parce que DSK est là où il est aujourd’hui.»

Des interrogations auxquelles Jean-Jacques Urvoas a répondu sur son blog: Nathalie Kosciusco Morizet «gagnerait à se renseigner», écrit-il, rappelant avoir reçu Jean-Christophe Lagarde «dans le cadre d’un groupe de travail» sur «l’avenir de la sécurité en France».

Quelques heures avant, la députée UMP du Nord Françoise Hostalier avait ouvert la voie, en fustigeant Pierre Moscovici. Ce «fidèle» de l'ancien chef du FMI avait fait part de sa «tristesse» après l’annonce de la mise en examen de DSK. Un sentiment jugé «indécent» par l’élue du Nord, qui a également affirmé que l’affaire DSK avait été «couverte par le PS et étouffée par le candidat François Hollande».

Affaire DSK contre affaire Bettancourt: une curieuse «coïncidence»?

Jeudi 29 mars, sur la matinale de France Inter, François Fillon s’est quant à lui étonné des «coïncidences», grâce auxquelles, «on trouve de nouvelles affaires qui naissent et réapparaissent à chaque fois que François Hollande est un peu en difficulté dans les sondages».

Il réagissait ainsi aux nouvelles avancées dans le volet financier de l’affaire Bettencourt, et aux soupçons de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Une affaire cependant étouffée médiatiquement, en grande partie par celle du Carlton.

Mathieu Perisse
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Journaliste
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