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2007 dans le rétro, épisode 74: Gare du Nord: «échec de la droite» contre «pensée post-soixante-huitarde»

Mathieu Perisse, mis à jour le 28.03.2012 à 10 h 20

A la Gare du Nord, capture d'écran du journal télévisé de France 2 / INA

A la Gare du Nord, capture d'écran du journal télévisé de France 2 / INA

28 MARS 2007. ÉVITER TOUTE «EXPLOITATION POLITIQUE DÉPLACÉE». Au lendemain des affrontements survenus à la Gare du Nord, à Paris, entre des policiers et bandes de jeunes à la suite d’un contrôle de billet, l’appel de François Baroin, fraîchement nommé ministre de l’Intérieur, ne semble guère entendu.

La gauche s’engouffre dans la brèche pour dénoncer, comme Ségolène Royal, «l’échec» d’un gouvernement de droite «qui avait fait de la sécurité son thème de campagne», ou  le «climat sarkozien fait de tensions», selon les mots de Jean-Christophe Cambadélis. De son côté Philippe De Villiers n’hésite pas à rejeter la faute sur «des bandes ethniques» et des «barbares».

Nicolas Sarkozy voit dans cet événement la conséquence des actions des précédents gouvernements de gauche. «Pendant des années on a laissé faire n’importe quoi», attaque-t-il, répétant que «la police a fait son travail». S’il y a un responsable, dit-il, c’est bien la «pensée unique» et «post-soixante-huitarde» de ces dernières années.

Cinq ans plus tard, c’est l’affaire Merah qui vient replacer pour un temps la sécurité au cœur de la campagne. Mais cette fois-ci la violence des faits commis entraîne l’interruption de la campagne pour quelques jours, la plupart des hommes politiques appelant à ne pas «instrumentaliser» ce drame.

Mathieu Perisse
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Journaliste
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