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François Bayrou: «Tous les sujets essentiels sont absents de la campagne» [Le 20'12 #9]

Slate.fr, mis à jour le 27.03.2012 à 18 h 29

Capture d'écran

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POUR SA NEUVIÈME ÉDITION, le 20'12, l'émission politique de Slate.fr, L'Express, l'INA et Dailymotion reçoit François Bayrou. Après s’être exprimé sur la défense des langues régionales («un trésor national») et son amour du béarnais, le candidat Modem, interviewé par Johan Hufnagel et Christophe Barbier, a abordé la campagne présidentielle et ses propositions.


François Bayrou, l'invité du 20'12 - l'intégrale par LEXPRESS

Le centre au centre du jeu politique?

«Lorsque de Gaulle est arrivé en 58, il n'a pas de majorité, il n’a même pas de force parlementaire (…) Et que fait-il? Il invite, il associe au gouvernement les trois grandes forces de l’époque en plus de la sienne, la gauche, la droite et le centre (…) Nous aurons besoin de ces forces réunies pour vaincre, et convaincre.»

La situation du pays

«Si on ne mesure pas ce qui nous pend au nez, à terme de quelques mois peut-être, c’est-à-dire une situation de dérapage comme l’a connue l’Italie, l’Espagne, le Portugal sans parler de la Grèce, si on ne mesure pas que ceci est devant nous comme une menace (…) et qu’il n’existe aucun scénario crédible pour en sortir que celui d’une franche rupture avec ce qui s’est passé depuis trente ans, alors nous nous tromperions (…)»

Pourquoi ne parle-t-on plus de l’Europe dans la campagne?

«Tous les sujets essentiels sont absents de la campagne. On ne parle ni d’Europe, ni de l’appareil productif de notre pays, ni d’éducation, ni de chômage (…) On a parlé fiscalité sous l’angle symbolique qui consiste à placer un panneau “Interdit de réussir“ à l’entrée de la France.»

Sur les conflits d’intérêt

«Je n’ai aucun d’intérêt, je n’ai aucune action, je n’en ai jamais acheté (…) Ma femme vous dirait, "il a des chevaux, c’est pire". Pas des chevaux de grande écurie, des chevaux que j’élève, qui naissent dans mes prés (...) c’est pour moi très heureux, bien que ce soit économiquement difficile. Je ne dois rien à personne, nous n’avons aucune affaire dans nos placards.»

Faut-il augmenter le salaire des élus pour les rendre plus indépendants?

«C'est vrai que ça n'est pas des situations splendides (...) C'est vrai qu'on ne s'enrichit pas en faisant de la politique, du tout (...) Mais il serait indécent de défendre cette idée devant les Français. (...) Il faut admettre une idée qui je reconnais mérite discussion (...) vous faites de la politique à partir du moment où vous avez décidé que vous ne vous enrichiriez pas.»

Sur l'éducation

«Je vais faire sursauter beaucoup de gens. Pour moi les problèmes de l’éducation, 1/ sont simples, 2/ ne sont pas forcément une question de moyens. Et en disant qu’ils sont simples et pas forcément une question de moyens je vais à contre-courant de la plupart des expressions politiques sur ce sujet (…)»

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