France / Politique

Ziad Takieddine votera François Hollande, traite Nicolas Sarkozy de «mafieux»

Temps de lecture : 2 min

Ziad Takieddine, le 5 octobre 2011, peu avant son audition par le juge Van Ruymbeke. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Ziad Takieddine, le 5 octobre 2011, peu avant son audition par le juge Van Ruymbeke. REUTERS/Gonzalo Fuentes

L'HOMME D'AFFAIRE FRANCO-LIBANAIS ZIAD TAKIEDDINE, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, votera François Hollande, a-t-il annoncé sur BFM TV ce mardi 27 mars au matin:

«Le seul qui présente une coloration pure et propre, où la non expérience devient un avantage, c’est François Hollande [...] Et secrètement, entre nous, je vais le voter bien sûr. Il utilise un [karcher], mais cette fois-ci pas pour nettoyer des banlieues mais pour nettoyer la saleté qui est à la tête de la République. La mafia qui est à la tête de la République.»

Dans une interview publiée la veille dans Le Point, il avait déjà annoncé qu'«en tant que citoyen français avisé» il ne voterait «pas Nicolas Sarkozy», précisant qu'il souhaitait pour la France «un président qui n'aurait pas fait partie, ou "trempé", dans ce milieu».

Takieddine a des mots durs pour le président français actuel dans cet entretien, l'accusant –comme dans son livre L'ami encombrant– d'avoir laissé depuis fin 2008 les relations internationales à un «triumvirat» composé de Claude Guéant, Bernard Squarcini et Alexandre Djouhri plutôt qu'au ministère des Affaires étrangères, ce qui aurait «tout anéanti, tout ruiné»:

«La voix de la France a disparu dans le monde.»

Il affirme en plus que la France a du mal à boucler de grands contrats «du fait de l'arrogance de son président». L'homme d'affaires a également évoqué les accusations de Mediapart sur un financement occulte de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi via son entremise:

«Je dis, je répète et j'affirme que je n'ai jamais participé à aucun système occulte ou illégal. Cela n'est ni dans ma morale ni dans ma pratique. Je tiens à vous préciser que, étant la seule personne qui était au courant de ce qui se passait entre la Libye et la France durant cette période, rien ne se faisait sans ma connaissance, et je peux vous affirmer que rien ne s'est passé de ce genre-là.»

A propos du volet financier de l'affaire Karachi, qui porte sur un possible financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur de 1995, il assure que s'il ne dit «rien sur le possible financement occulte des partis politiques français, c'est [qu'il] n'en sai[t] rien».

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