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Comment Nicolas Sarkozy a vécu l'affaire Mohamed Merah

Slate.fr, mis à jour le 23.03.2012 à 12 h 29

Nicolas Sarkozy devant le cercueil d'un des parachutistes tués, le 21 mars 2012 à Montauban. REUTERS/Philippe Wojazer.

Nicolas Sarkozy devant le cercueil d'un des parachutistes tués, le 21 mars 2012 à Montauban. REUTERS/Philippe Wojazer.

COMMENT NICOLAS SARKOZY A-T-IL VECU LES ÉVÉNEMENTS DE TOULOUSE, «minute par minute» selon son conseiller en communication Franck Louvrier? Le Monde et Le Figaro en livrent la chronique détaillée en s’appuyant sur les témoignages de l’entourage du président, notamment celui du ministre de l’Intérieur Claude Guéant.

Informé lundi matin de la tuerie du collège Ozar-Hatorah par le secrétaire général de l’Elysée Xavier Musca, alors qu’il donnait une interview sur RFO, le président a, selon Le Figaro, alors repris «le gouvernail de l'Élysée, qu'il avait laissé entre les mains de […] Musca» et chargé Claude Guéant, depuis Toulouse, et son directeur de cabinet à l’Elysée Christian Frémont, depuis Paris, de suivre l’enquête. Selon un «visiteur du soir» cité par Le Monde, «Nicolas Sarkozy a fait le ministre de l’Intérieur et Claude Guéant le préfet de région. Chacun à sa place».

Le chef de l’Etat aurait été informé dès le lundi «que le suspect est sans doute lié à al-Qaida, et pas du tout à l'extrême droite, comme le laissent entendre nombre de médias». Après la localisation de Mohamed Merah et l’échec d’un premier assaut, mercredi à l’aube, Claude Guéant a proposé un autre assaut rapide mercredi, mais le président n’en a pas voulu, selon un de ses collaborateurs cité par Le Monde:

«Le président a voulu donner sa chance au dialogue. Il pensait qu’il ne fallait pas faire de Mohamed Merah un martyr, et que les familles des victimes seraient désireuses d’avoir un procès. Enfin, [il] n’avait pas envie de provoquer des prises de risque inutiles pour les policiers.»

«Dans la nuit de mercredi à jeudi, le président a donné son accord pour un assaut. Le suspect avait promis de se rendre en fin de journée, et il n'avait pas tenu parole. Il a décidé d'autoriser l'attaque», confie un autre témoin au Figaro. En fin de matinée jeudi, l’assaut est donné, raconte Claude Guéant au Monde:

«J’ai appelé le président, une première fois pour lui dire qu’il s’était jeté par la fenêtre. Mais à ce moment-là, il bougeait encore. Quelques minutes plus tard, il était mort.»

Si Nicolas Sarkozy a suspendu sa campagne de lundi à jeudi, il n’est pas totalement sorti de la peau du candidat pendant trois jours. Selon Le Monde, il a tenu lundi à 17 heures «sa réunion habituelle avec son équipe de campagne» «certains gambergent sur les avantages et inconvénients à ce que le coupable soit d’extrême droite ou de la mouvance d’al-Qaida». D’après le Figaro, il s’étonnera de la présence, lors de la cérémonie d’hommage aux soldats de Montauban, de la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler:

«Si j'avais fait la même chose quand j'étais candidat, que n'aurais-je pas entendu.»

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