France

Prouteau, le fondateur du GIGN, critique l'intervention du Raid

Temps de lecture : 2 min

Christian Prouteau, fondateur du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), critique l'intervention du Raid dans une interview parue vendredi 23 mars dans le quotidien Ouest France. Alors que Mohamed Merah, le suspect principal des tueries de Toulouse et Montauban, a été abattu d'une balle dans la tête par les hommes du Raid à l'issue d'un siège de 32 heures, et que les autorités déclaraient vouloir le prendre vivant, le gendarme s'interroge:

«Comment se fait-il que la meilleure unité de la police ne réussisse pas à arrêter un homme tout seul ?»

Il ajoute:

«Il fallait le bourrer de gaz lacrymogène. Il n’aurait pas tenu cinq minutes. Au lieu de ça, ils ont balancé des grenades à tour de bras. Résultat: ça a mis le forcené dans un état psychologique qui l’a incité à continuer sa "guerre".»

Une nouvelle critique des méthodes du Raid sur fond de polémique grandissante. Jeudi 22 mars, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, spécialiste des questions de sécurité, a posté un tweet qui a provoqué un tollé, avant de finalement s'excuser.

Interrogé par l’AFP, Me Christian Etelin, l’avocat de longue date du suspect, a estimé jeudi 22 que «sa mort [était] le résultat logique de la stratégie adoptée»: «On l'a enfermé de plus en plus radicalement dans son autisme, dans sa coupure d'avec la réalité, rien n'a été fait pour l'aider à rétablir un lien, un dialogue», a-t-il affirmé, considérant que la stratégie utilisée «ne pouvait aboutir qu'à le faire se diriger tout droit vers le jusqu'au-boutisme et à vouloir mourir les armes à la main».

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