France / Politique

Tueries de Toulouse et Montauban: l'UMP attaque Hollande et le Pen, le PS dénonce un «dérapage»

Temps de lecture : 2 min

François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou, Marine Le Pen et Eva Joly, le 21 mars 2012 à Montauban. REUTERS/Philippe Wojazer.
François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou, Marine Le Pen et Eva Joly, le 21 mars 2012 à Montauban. REUTERS/Philippe Wojazer.

L’UMP ATTAQUE LE PS ET LE FN SUR LEUR ATTITUDE LORS DES TUERIES DE MONTAUBAN ET TOULOUSE. Dans un communiqué, Valérie Rosso-Debord, députée de Meurthe-et-Moselle et déléguée générale adjointe de l'UMP, a reproché à François Hollande et Marine Le Pen de tenter «d'instrumentaliser à leur petit profit politicien ce drame». La seconde pour «oublier un peu rapidement l'action réitérée et permanente du gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme», le premier pour avoir «voté contre toutes les lois que le gouvernement de Nicolas Sarkozy a fait voter pendant le quinquennat: peines planchers, création de nouvelles places de prison, lutte contre le terrorisme et l'immigration clandestine».

Son collègue Sébastien Huyghe, député du Nord et secrétaire national de l’UMP, a lui estimé dans un autre communiqué que «certains candidats n'ont pas hésité à briser ce moment d'unité nationale», citant également Marine Le Pen et François Hollande, à qui il a fait le même reproche de tomber «dans la polémique politicienne dans de tels moments».

Ces attaques ont suscité une réplique immédiate d’un des porte-parole de François Hollande, Bruno Le Roux, qui a dénoncé sur Twitter un «dérapage (contrôlé puisqu'il s'agit d'un communiqué) […] indécent et pas à la hauteur de la situation». Bernard Cazeneuve, un autre porte-parole du candidat, a dénoncé des propos «indignes» et qui mériteraient à leurs auteurs «d'êtres condamnés le plus fermement possible par la direction de leur parti».

Plus tôt dans l’après-midi, le candidat socialiste, présent à Montauban à la cérémonie d’hommage aux militaires tués la semaine dernière, avait estimé que «la République s'honore, lorsqu'elle est attaquée, à être rassemblée dans la lutte contre la barbarie, contre l'ignominie et contre le terrorisme».

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