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Tuerie de Toulouse: les pistes de l'enquête [le point à 16h]

Mathieu Perisse, mis à jour le 20.03.2012 à 16 h 07

Policiers devant l'école Ozar Hatorah de Toulouse, 19 mars. REUTERS/ Jean-Philippe Arles

Policiers devant l'école Ozar Hatorah de Toulouse, 19 mars. REUTERS/ Jean-Philippe Arles

LES INTERROGATIONS DEMEURENT NOMBREUSES au lendemain de la tuerie de Toulouse, dans laquelle quatre personnes ont perdu la vie. Malgré un dispositif policier sans précédent, l’enquête n’a pour l’instant pas permis d’établir l’identité du ou des auteurs des crimes.

  • Le flou demeure au sujet de la «piste néonazie»
  • Le tueur du collège Ozar-Hatorah portait une caméra autour du cou
  • Le scooter est recherché
  • Le procureur de la République de Paris va tenir une conférence de presse

Une éventuelle piste néonazie: rumeurs et démentis

Le Point attirait lundi l’attention sur trois anciens militaires du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban, proches de mouvements nazis et renvoyés de l’armée en 2008. Interrogé ce mardi matin sur Europe 1, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant déclarait que «les néo-nazis sont une piste parmi d’autres».

Quelques heures plus tard, l’agence Reuters, citant des sources policières,  affirmait que deux des trois hommes «ont été entendus cette nuit par les enquêteurs, et mis hors de cause». Une information démentie ensuite par une source «dans la haute hiérarchie policière», citée par le Monde, selon laquelle les deux individus en question n’ont pas été interrogés.

François Molins, le procureur de la République de Paris qui centralise l’enquête, a annoncé la tenue d’une conférence de presse, mardi à 17h30 sur «les affaires de Toulouse et Montauban survenues les 11, 15 et 19 mars».

L’auteur de l’attentat portait une caméra autour du cou

Autre avancée dans l’enquête: selon un témoignage rapporté par la Dépêche du Midi, le tueur arborait une petite caméra autour du cou durant la fusillade. Un indice confirmé par Claude Guéant mardi matin sur Europe 1. L’appareil en question serait une caméra miniature de type «GoPro», qui se fixe sur un casque ou sur la poitrine (la photo ci-contre est un des modèles existants). Un matériel fréquemment utilisé par les parachutistes, et plus généralement par les amateurs de sport extrême, comme le rappelle Europe 1.

Un détail qui «ajouterait un élément supplémentaire à son profil», estime Claude Guéant qui ajoute:

«C’est quelqu’un qui a la cruauté d’enregistrer.»

L’existence d’une vidéo fait surtout craindre aux enquêteurs la diffusion des images sur Internet, via un site d’hébergement en ligne.

Avis de recherche sur le scooter

D'après le Point, la police judiciaire a diffusé à l'ensemble de ses services un avis affirmant:

«Il y a lieu de rechercher un scooter T Max 530 de marque Yamaha, de couleur gris foncé avec calandre et jantes noires.»

Le même scooter aurait en effet été utilisé lors des trois attaques de Toulouse et de Montauban. Sa plaque d'immatriculation est connue des enquêteurs, d'après l'avis de recherche qui fait également état de la mention «attention, individu armé et dangereux».

Mathieu Perisse
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Journaliste
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