Sondages: une alternative à la traditionnelle analyse «binaire»?

Courbes /Patrick Hoesly via Flickr CC License by

Courbes /Patrick Hoesly via Flickr CC License by

Dimanche 18 mars tombaient les derniers sondages concernant le premier tour de la présidentielle selon l'AFP.

 

François Hollande arriverait en tête avec 30,5% des voix contre 27,5% pour Nicolas Sarkozy selon un sondage LH2 pour Yahoo!

Selon un sondage Ifop pour le JDD paru le même jour, c'est Nicolas Sarkozy qui avec 27,5%, dépasserait le candidat socialiste crédité lui de 27%.

L'un confirme donc la fameuse théorie du croisement des courbes, l'autre l'infirme.

Cette analyse «binaire» des tendances pose un vrai problème, explique le blog Ceteris paribus. L'article parle d'un «retard français» vis-à-vis des États-Unis et s'inspire notamment du blog de Nate Silver, sur le site du New York Times, en proposant des analyses quantitatives sur la durée.

Dans sa première étape par exemple, le blogueur présente tous les sondages de tous les instituts, parus depuis le deuxième tour de la primaire socialiste pour les cinq principaux candidats. Cette angle d'étude permet sur six mois de temps, de dégager une réelle tendance plutôt qu'une analyse d'une photographie à un moment donné:

«On retrouve beaucoup plus facilement des éléments connus de la campagne : le dégonflement des intentions de vote pour Hollande après l'euphorie de la primaire, avant un rebond en janvier au moment du meeting du Bourget ; la montée rapide de Bayrou au mois de décembre ; ou encore la lente progression de Mélenchon depuis le début 2012. Et les tendances confirment le tassement récent de François Hollande et la légère progression de Nicolas Sarkozy depuis le début de l'année.»