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Fusillade de Toulouse: après Sarkozy, Hollande et Bayrou ont parlé sur place

Slate.fr, mis à jour le 19.03.2012 à 18 h 54

François Hollande s'exprime à Toulouse après le drame du collège Ozar-Hatorah, le lundi 19 mars 2012. REUTERS/Jean-Philippe Arles.

François Hollande s'exprime à Toulouse après le drame du collège Ozar-Hatorah, le lundi 19 mars 2012. REUTERS/Jean-Philippe Arles.

APRÈS NICOLAS SARKOZY, C’EST FRANÇOIS HOLLANDE qui s’est rendu à Toulouse, sur les lieux de la fusillade qui a fait quatre morts, lundi 19 mars. Dans l’après-midi, le candidat socialiste a dénoncé devant la presse une «ignominie», a estimé que «la France tout entière» avait été touchée et a appelé à «l’unité nationale».

«Je devais être là pour exprimer à ces familles meurtries, mais aussi à cette école juive —car c’est une école juive qui a été visée, l’antisémitisme s’ajoutant à l’abjection—, je devais être là aussi pour exprimer ma solidarité à l’égard de la ville de Toulouse», a-t-il expliqué. Au-delà des circonstances immédiates du drame, il a fait part de «la demande de protection et de sécurité […] qu’expriment aussi des communautés religieuses qui sont touchées parce qu’elles sont, justement, objet de haine»:

«La République, c’est la laïcité –et donc c’est la liberté de la religion. Et c’est la protection de tous ceux qui croient, comme d’ailleurs de ceux qui ne croient pas.»

François Hollande s’est recueilli en silence devant l’entrée de l’établissement puis s’est exprimé dans une classe où avaient également pris place, selon l’AFP, l'ambassadeur d'Israël en France Yossi Gal, l'ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France Théo Klein, des représentants de la communauté juive de Toulouse et des élus locaux dont le président du conseil général du Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet. Il a également rencontré, hors de la présence des caméras, le directeur de l’établissement, dont la fille fait partie des victimes.

Un troisième candidat s’est rendu sur place dans l’après-midi: François Bayrou. Intervenant à l'«Espace du judaïsme», dans le centre de Toulouse, le président du MoDem a estimé que «tous les Français sont atteints et blessés par cette folie meurtrière qui prend des visages différents»:

«On a l'impression qu'elle ne s'arrêtera jamais. Il nous faut aussi réfléchir, je ne dis pas aux causes, car probablement la folie n'a pas de causes directes, mais il y a toujours des causes indirectes.»

Dans la soirée, François Hollande sera à la synagogue Nazareth de Paris pour assister à un moment de recueillement. Nicolas Sarkozy, qui s’est exprimé plus tôt dans la journée, sera également présent, de même que François Fillon. La campagne électorale a été largement suspendue, au point que le CSA a annoncé qu’il ne décompterait pas les temps de parole et les temps d'antenne des candidats lundi et mardi lorsqu'ils se rapportent à ces événements.

France 2 a d’ores et déjà annulé, à la demande de Marine Le Pen, une émission de deuxième partie de soirée où la candidate frontiste devait débattre avec Arnaud Montebourg et Eva Joly. François Hollande a lui annulé son passage au Grand et au Petit journal de Canal+, tandis que Nicolas Sarkozy a maintenu son passage au journal télévisé de France 3.

François Bayrou a en revanche maintenu une réunion publique à Grenoble, jugeant que «c'est le moment où jamais de réfléchir à ce que nous sommes en train de faire de notre société». Du côté du PS, on n'a pas encore pris de décision sur le maintien mardi soir du meeting de Rennes, très attendu puisqu’il devait réunir François Hollande et Ségolène Royal.

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