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Fusillade de Toulouse: que s'est-il passé [Le point à 13h30]

Slate.fr, mis à jour le 19.03.2012 à 14 h 33

Investigations de la police à l'école Ozar Hatorah de Toulouse, lundi 19 mars. REUTERS/ Jean-Philippe Arles

Investigations de la police à l'école Ozar Hatorah de Toulouse, lundi 19 mars. REUTERS/ Jean-Philippe Arles

LUNDI 19 MARS, UN HOMME A OUVERT LE FEU devant un établissement d'enseignement israélite de Toulouse, tuant quatre personnes dont trois enfants. Résumé des faits.

  • Un père et ses deux enfants de 3 ans et 6 ans parmi les victimes
  • La quatrième victime, la fille du directeur de l’école, avait 10 ans
  • Cinq autres blessés, dont un de 17 ans, sérieusement atteint
  • Le tireur a pris la fuite sur un scooter
  • Les autorités parlent de similitudes avec les attaques qui ont coûté la vie à trois militaires français à Toulouse et Montauban la semaine dernière
  • Ces trois militaires étaient des Français d’origine maghrébine, un quatrième, blessé, est Antillais.
  • Une arme de calibre 11.43 a été utilisée dans les trois attaques
  • Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont rendus sur place

Les victimes

Quatre personnes ont été tuées selon le Parisien. Parmi elles, un professeur de 30 ans avec ses enfants de 3 ans et 6 ans, ainsi que la fille du directeur de l’établissement, âgée de 10 ans.

Les lieux

Les meurtres ont été commis devant le collège-lycée Ozar Hatorah («trésor de la Torah» en hébreu), un établissement d’enseignement privé juif situé dans le quartier de la Roseraie, au nord de Toulouse. D’après la Dépêche, les victimes attendaient à «un point de ramassage scolaire informel desservant l'école juive Gan Rachi», située à proximité. Les écoles juives sont censées bénéficier d’une protection renforcée depuis le milieu des années 2000.

Le tueur

D’après Sud-Ouest, l’homme portait un casque de moto. Il aurait d’abord ouvert le feu sur un groupe de personnes présentes devant l’école. Il serait ensuite entré dans le collège pour tirer encore à plusieurs reprises, avant de prendre la fuite en scooter. Le tueur «a tiré sur tout ce qu'il y avait en face de lui, enfants et adultes, et des enfants ont été poursuivis à l'intérieur de l'école», a déclaré le procureur de la République de Toulouse, repris par le Monde.

Les armes

Le procureur a confirmé une information d’Europe 1 selon laquelle le tueur a utilisé deux armes. D'abord  un calibre 9mm à l’extérieur du collège. Puis, cette première arme s’étant enrayée, il aurait ensuite sorti une deuxième arme, de calibre 11,43mm, du même type que celle utilisée lors des meurtres de militaires à Toulouse et Montauban.

Le scooter

Comme lors de l'attaque de Montauban, le tueur aurait pris la fuite sur un scooter. Une élève interne de l’établissement a déclaré à Europe 1 avoir vu un «scooter blanc», mais d’autres témoignages font état d’un scooter noir, explique Le Monde.

Le lien avec les autres fusillades

Selon le procureur, repris par le Monde, «il existe des éléments qui justifient qu'on se pose très sérieusement la question d'un lien» entre la tuerie de lundi matin, le meurtre d’un militaire le 11 mars à Toulouse et celui de trois autres soldats à Montauban le 15 mars.

De même, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a remarqué des «similitudes» entre les attaques. Le parquet antiterroriste de Paris a annoncé l’ouverture de trois enquêtes distinctes pour assassinats «en lien avec une entreprise terroriste», a déclaré le procureur de Paris François Molins. Pour l’instant plusieurs pistes peuvent être envisagées pour expliquer ces meurtres.

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