France / Politique

L'abstention plus forte qu'en 2002?

Temps de lecture : 2 min

Election partielle à Illkirch Graffenstaden près de Strasbourg en mars 2011. REUTERS/Vincent Kessler
Election partielle à Illkirch Graffenstaden près de Strasbourg en mars 2011. REUTERS/Vincent Kessler

Courbes de sondages qui se croisent, courbes de sondages qui se décroisent… Il y en une qui monte, ce serait celle de l’abstention. A la toute fin d’un article du JDD sur la livraison sondagière de la semaine, on apprend ce dimanche —sans réelle surprise— que «selon l’Ifop, 29% des Français n’ont pas envie de voter. Preuve que la campagne ne les enthousiasme pas», écrit Bruno Jeudi.

Alors, le retour du spectre de l’inflation?, s’interroge Pierre Jaxel-Truer sur son blog Sonde système. «L'institut a posé la question suivante, précisent le journaliste du Monde: «Sur une échelle de 1 à 10, pouvez-vous dire quelle est la probabilité pour que vous alliez voter au premier tour de la présidentielle ?". La réponse est plutôt inquiétante : 71 % des personnes se disent absolument certaines d'aller voter (c'est-à-dire à 10 dans l'échelle), 29 % étant donc potentiellement tentées, à des degrés variables, par l'abstention».

La réponse est d’autant plus inquiétante, estime Jaxel-Truer, «que ce même indicateur, utilisé par l'Ifop à la veille du scrutin de 2007, avait donné le chiffre exact de la participation (16,2 % d'abstention seulement au premier tour, contre 28,4 % en 2002).»

Certes, il reste six semaines pour que la campagne dépasse les outrances et les vaines polémiques. Et pour mobiliser les électeurs. Ce dimanche matin, c’est d’ailleurs le directeur de la campagne du PS Pierre Moscovici qui a rappelé l’importance de la mobilisation:

«Ce qui est fondamental c'est que François Hollande, dès le 1er tour, dispose d'une force importante pour rassembler autour de sa candidature. Dans cette mesure-là, on ne peut pas laisser l'abstention, la dispersion gagner. La deuxième chose, c'est qu'après, il faut que toute la gauche se rassemble au second tour. Et de ce point de vue-là, j'ai la conviction que Jean-Luc Mélenchon ne sera pas absent de ce rendez-vous».

Ce dernier, organisateur d'une manif-meeting ce dimanche à la Bastille Paris, espère encore grimper dans les intentions de vote, en allant chercher à gauche des réserves de voix. A en croire le sondage Ifop, ces réserves sont réelles: les électeurs se situant à gauche sont ceux qui se disent le plus réticent à aller voter (70% de participation, 30% d'abstention), devant ceux du MoDem (71-29), de l'UMP et du Front national (75-25).

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