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Sarkozy veut taxer les «géants du Net», Google réagit

Slate.fr, mis à jour le 15.03.2012 à 9 h 51

REUTERS/Arnd Wiegmann

REUTERS/Arnd Wiegmann

NICOLAS SARKOZY SOUHAITE TAXER LES GEANTS DU NET. «Il n'est pas admissible qu'ils réalisent un chiffre d'affaires de plusieurs milliards d'euros en France sans contribuer à l'impôt», déclare le candidat dans un entretien paru jeudi 15 mars dans l'hebdomadaire Le Point, écrit le site d'Europe 1. Le président lance deux pistes, «une taxe sur la publicité en ligne et l'assujettissement à l'impôt sur les sociétés –quitte, dans ce dernier cas– à renégocier certaines de nos conventions fiscales».

Un air de déjà vu puisqu'une mesure dite «taxe Google», prévoyant le prélèvement de 1% des revenus de la publicité en ligne, avait été débattue au Parlement, avant d'être abandonnée en juin 2011. Car cette contribution fiscale qui devait toucher les géants étrangers du Net aurait surtout, selon le gouvernement, entravé le développement de PME françaises souhaitant se lancer dans les activités numériques.

Pour Google France, qui a réagi mercredi à cette proposition dans un communiqué transmis à l'AFP, «Internet offre une formidable opportunité pour la croissance économique et l'emploi en France». Le porte-parole a également déclaré:

«Cette contribution positive (à l'économie) a de meilleures chances de se réaliser dans un environnement favorable à l'écosystème du web en France et aux investissements dans ce secteur. Les politiques publiques devraient encourager plutôt qu'entraver ce potentiel de croissance.»

Slate.fr avait publié à l'époque de la discussion parlementaire une tribune de Giuseppe de Martino, dirigeant de Dailymotion. «Les sujets dans le petit monde du numérique reviennent comme les saisons. Un est particulièrement récurrent, c’est la taxe Google», écrivait-il. Regrettant que «des représentants des pouvoirs publics français ne voient encore dans l’économie numérique qu’une source nouvelle de recettes fiscales alors que c’est avant tout un formidable gisement de croissance et de créations d’emplois», Giuseppe de Martino proposait des solutions alternatives avant de conclure, visionnaire:

«Soyez vigilants car le débat va revenir pendant au moins dix ans sur la table.»

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