France / Politique

Hollande a tort de considérer l'élection comme imperdable

Temps de lecture : 2 min

Le blogueur Authueil, collaborateur à l’Assemblée nationale et par ailleurs contributeur occasionnel de Slate.fr, revient dans un intéressant billet sur l’interview de Patrick Buisson, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, publiée dans Le Monde du mardi 13 mars.

Il s’attarde notamment sur une des questions cruciales du scrutin présidentiel à venir, celle «du report au second tour d'électeurs de droite qui n'auraient pas voté Sarkozy au premier, et qui rechignent clairement à lui apporter leur voix, par rejet de la personne et de son style, essentiellement, mais aussi de certains aspects de son bilan».

Authueil explique être lui-même dans ce cas, et rejoint Patrick Buisson dans l’analyse selon laquelle «un sondage à 40 jours ne vaut rien quand il s'agit de mesurer la capacité d'électeurs à surmonter une réticence». Pour lui, «un dérapage un peu trop droitier de Sarkozy (genre discours de Grenoble) et c'est le bulletin blanc. Une proposition bien marxisante de Hollande et c'est le vote Sarkozy».

Sa conclusion est plutôt pessimiste pour François Hollande:

«Avoir bâti une grande partie de sa campagne sur "de toute manière, il y aura un vote anti-Sarkozy" apparaît alors comme une grossière erreur. […] La gauche risque fort de regarder passer le train, en se demandant, le 7 mai au matin, comment elle a pu perdre cette élection pourtant "imperdable".»

Photo: François Hollande au Bourget, le 22 janvier 2012. REUTERS/Fred Dufour/Pool

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