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Pour Patrick Buisson, les sondages surestiment l'abstention au second tour

Slate.fr, mis à jour le 13.03.2012 à 19 h 04

HABITUELLEMENT PEU PRÉSENT DANS LES MÉDIAS, Patrick Buisson répond aux questions du Monde dans une interview publiée le mardi 13 mars. L’occasion pour cet ancien journaliste passé par Minute et devenu conseiller en communication de Nicolas Sarkozy de livrer sa perception de la campagne.

Les sondages qui donnent François Hollande vainqueur au second tour de l’élection présidentielle «reposent sur l’hypothèse, jamais vérifiée à ce jour dans un scrutin présidentiel, d'une abstention sensiblement plus importante au second tour qu'au premier», analyse Patrick Buisson.

«Entre 40% et 50% de l'électorat de Marine Le Pen se refuse à faire un choix pour le second tour dans le cas d'un duel Sarkozy-Hollande, et un tiers de l'électorat de François Bayrou est dans ce cas. L'avantage du candidat socialiste est donc construit sur un scénario qui verrait 4 à 5 millions d'électeurs du premier tour ne pas aller voter au second. Autrement dit, sur du sable.»

Alors qu’un sondage Ifop-Fiducial pour Europe 1, Paris-Match et Public Sénat place pour la première fois Nicolas Sarkozy devant François Hollande au premier tour, le conseiller du président estime fortement improbable que l’abstention atteigne de telles proportions, rappelant que, «depuis 1965, il n'y a pas eu un scrutin présidentiel où la participation au second tour n'a pas été supérieure à celle du premier».

Interrogé par le JDD, le directeur-général adjoint de l’Ifop Frédéric Dabi estimait également que l’élection 2012 constitue «un terreau propice à une abstention forte». Mais dans le cadre d'un duel de second tour gauche-droite, la participation a toujours augmenté, à part en 1965 (-0,4 point entre les deux tours), au pire légèrement, au mieux de plusieurs points. Un scénario d’abstention massive de l’électorat MoDem et FN serait donc inédit. En revanche, une participation plus élevée n'avantagerait pas forcément Nicolas Sarkozy.

En effet le report des voix entre le premier et le second tour ne serait pas favorable au candidat sortant: le sondage de l’Ifop estime que seulement 43% des électeurs de Marine Le Pen et 34% de ceux de François Bayrou souhaiteraient voter Sarkozy au second tour. Un tiers de l’électorat du FN et un quart de celui de Bayrou «ne se prononce pas pour le deuxième tour», ajoute le Monde.

Photo: Patrick Buisson lors d'une cérémonie pour le 600e anniversaire de Jeanne d'Arc, à Vaucouleurs, 6 janvier 2012. REUTERS/Philippe Wojazer

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