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Villepinte: Sarkozy veut réviser les accords de Schengen ou en sortir

Grégoire Fleurot, mis à jour le 12.03.2012 à 9 h 17

Nicolas Sarkozy à Villepinte le 11 mars 2012, REUTERS/Philippe Wojazer

Nicolas Sarkozy à Villepinte le 11 mars 2012, REUTERS/Philippe Wojazer

NICOLAS SARKOZY A PLACÉ L'EUROPE au cœur de son discours lors de la grande réunion publique organisée ce dimanche 11 mars à Villepinte, près de Paris, avec une annonce marquante: le président-candidat a déclaré vouloir réviser les accords européens de Schengen, entrés en vigueur en 1995 et qui garantissent la libre circulation des personnes au sein du marché commun, sous peine de suspendre la participation de la France à ces accords:

«Les traités de Schengen doivent être révisés. L’entrée sur notre territoire doit être la volonté ferme. Il doit y avoir un gouvernement de Schengen comme un gouvernement économique. Il faut des instruments de gestion des crises. […] La France suspendra sa participation si dans les 18 mois il n'y a pas de changement. […] Les décisions d'entrée sur notre territoire doivent être l'expression d'une volonté politique décidée par la souveraineté nationale.»

Autre grande annonce qui concerne l’Europe, la mise en place d’un Buy European Act pour promouvoir les produits européens dans les appels d'offre de marchés publics, sur le modèle du Buy American Act voté aux Etats-Unis en 1933:

«Je ne vois pas pourquoi ce que s'autorisent les Etats-Unis, pays le plus libéral du monde, l'Europe ne pourrait pas l'autoriser.»

Avant le chef de l’Etat, tous les cadres de l’UMP se sont succédé à la tribune pour «chauffer la salle» avec une cible commune, le candidat socialiste François Hollande, rapporte le Figaro. Bernadette Chirac et Gérard Depardieu ont également pris la parole. Pour l’Express, l’objectif principal du meeting est atteint, remobiliser les militants venus de la France entière dans des TGV affrétés pour l’occasion:

«A Villepinte, ce dimanche, il fallait casser le thermomètre, celui qui dit que la fièvre de 2007 n'a toujours pas gagné la majorité de la population. Il le fallait pour regonfler les militants présents avant qu'ils ne repartent tracter dans leurs circonscriptions.»  

 Mais le plus dur reste à faire, convaincre ceux qui ne le sont pas encore.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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