France / Politique

Hollande: «Aimer la France et être aimable»

Temps de lecture : 2 min

FRANÇOIS HOLLANDE DONNE SA VISION DE LA PRÉSIDENCE. Le candidat socialiste était en meeting à Dijon le 3 mars. Sentant «comme un parfum de printemps, le printemps qui vient, le printemps qui annonce les victoires du mois de mai», François Hollande a tracé le portrait du président qu'il aimerait être avec trois mots clé: «respect, considération, démocratie» et un conseil donné selon lui par François Mitterrand: «Pour être président de la République, il faut aimer la France et être aimable.»

«Depuis cinq ans, nous vivons sous le règne de “l’omniprésidence”. Le régime d’un seul – parce qu’élu par toute la Nation –, qui prétend pouvoir décider de tout, sur tout, partout.»

Le candidat socialiste, lui, s'engage à «présenter tous les six mois l’évaluation des résultats par rapport aux objectifs, de donner au Parlement les moyens efficaces pour contrôler les politiques publiques, et de vérifier chaque année la confiance de l’Assemblée nationale à l’égard du gouvernement».

«Rendre des comptes», «en finir avec le “toujours trop”», fustigeant «l’agitation (qui) fatigue», François Hollande s'est appliqué à ne jamais citer Nicolas Sarkozy (le candidat UMP en a fait de même à Bordeaux) tout en insistant sur les reproches qui ont été fait à la présidence de ce dernier. Dans la droite ligne de son concept de «président normal».

A Bordeaux, Nicolas Sarkozy lui a répondu, assurant que «le président de la République ne sert pas des clientèles, des corporations, des castes. Il sert l'intérêt général et tous les citoyens». Et, en face de la proposition du candidat socialiste de «vérifier la confiance de l'Assemblée», Nicolas Sarkozy a lui promis de «rendre la parole au peuple pour aider la République».

Confirmant ce que Jean-Pierre Bel, le président du Sénat, avait confié au Monde, François Hollande s'est également engagé à supprimer le conseiller territorial, né de la réforme des collectivités territoriales, en annonçant «un nouvel acte de la décentralisation» menée par Gaston Defferre sous Mitterrand il y a trente ans.

Photo: François Hollande le 3 mars 2012 à Dijon. REUTERS/Robert Pratta

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