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Marine Le Pen annonce qu'il lui manque 48 signatures pour se présenter

Slate.fr, mis à jour le 03.03.2012 à 9 h 23

Marine Le Pen lance un appel aux maires «courageux», happy end pour André Vallini attaqué aux prud'hommes, l'UMP dénonce le «mensonge» de Hollande... La revue de web de la présidentielle.

1. Marine Le Pen lance un appel aux maires

Invitée jeudi 1er mars au 20 Heures de France 2, Marine Le Pen a annoncé qu'il lui manquait 48 signatures pour atteindre les 500 parrainages d'élus nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle. La candidate du FN a donc lancé un appel aux maires:

«Il faut qu'il y ait une cinquantaine de maires courageux ce soir, attachés à la démocratie, qui prennent leur plume. Sinon, le 16 mars au soir, je ne serais peut-être pas candidate.»

A la recherche d'un nouvel élan comme l'explique Le Figaro, Marine Le Pen connaît un tassement dans les sondages et a été mise en difficulté par la polémique qui a suivi l'agression d'Arnaud Montebourg et d'Audrey Pulvar mardi 28 février.

2. L'ancienne assistante parlementaire de Vallini l'accusait de harcèlement moral et licenciement abusif

André Vallini a eu chaud, écrit le site du Nouvel Observateur. Le sénateur de l'Isère et monsieur justice de l'équipe de François Hollande était poursuivi pour harcèlement moral, licenciement abusif et discrimination liée à l'âge par son ancienne assistante parlementaire.

«Tout ce qui compte pour moi est d'être reconnue dans mon statut de victime», avait déclaré la plaignante avant l'audience. Mais un accord a finalement été trouvé entre les parties, sans que l'on connaisse le montant de l'indemnisation. Brigitte reprochait au président du conseil général de l'Isère et potentiel futur ministre de la Justice en cas de victoire de François Hollande, de l'avoir mise au placard au profit de collaboratrices plus jeunes qu'elle.

3. Pour l'UMP, «le mensonge, c'est maintenant»

L'Express rélève que l'UMP a mis en ligne sur son site une vidéo de François Hollande datant du 28 janvier 2011, lors d'un débat avec l'économiste Thomas Piketty. Dans cette vidéo du site Mediapart, le candidat PS, qui aujourd'hui plaide pour un taux d'imposition à 75% pour les revenus dépassant 1 million d'euros, déclare que, selon lui, il est normal qu'il y ait une progressivité de l'impôt et même un taux supérieur à 45%, mais qu'un «taux confiscatoire» d'imposition sur les très hauts revenus n'aurait aucun effet et produirait par contre une fuite de ces contribuables.

4. Sarkozy ne veut pas de politburo dans ses meetings

Le président a donné la consigne à ses ministres de se faire discrets lors de ses meetings, selon les informations du Buzz d'Europe 1, afin d'éviter «l'image du potiburo, avec tout le gouvernement en rang d'oignon devant la tribune». Nicolas Sarkozy ne veut voir que les ministres régionaux de l'étape, même si des exceptions à la règle ont déjà été observées, comme avec David Douillet à Marseille ou Xavier Bertrand à Lille. Comme l'explique le JDD, ces exceptions concernent un ministre membre de l'équipe dirigeante de l'UMP (Douillet) et un autre dont le portefeuille ministériel est concerné par le discours (Bertrand, assistant au discours sur le travail à Lille).

Alain Juppé reçoit samedi 3 mars le candidat à Bordeaux, lors d'un meeting de Sarkozy sur l'immigration et la citoyenneté. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant sera également présent, selon le Buzz d'Europe 1.

5. Le conseiller com' de Sarkozy téléphone à France 2

Le site Rue89 révèle que l’émission de France 2 Complément d’enquête, diffusée jeudi 1er mars, aurait été «lissée» après une intervention du conseiller en communication de l’Elysée, Franck Louvrier. Selon plusieurs sources à France 2, ce dernier aurait appelé le présentateur et concepteur de l’émission Benoît Duquesne, pour éviter la diffusion d’un passage dans l’émission.

La séquence envisagée, mais non diffusée, concernait le rapatriement par avion du fils du président, Pierre Sarkozy, victime en janvier dernier d’un malaise. Lors d’une conversation téléphonique devant témoins avec le présentateur, le conseiller en communication rappelle alors «les règles de bonne conduite pendant la campagne présidentielle : on ne charge pas un candidat sans charger l'autre, sous peine d'être puni par le CSA.»

Le présentateur de France 2 nie avoir été influencé tout en reconnaissant l’existence du coup de fil. Quant au conseiller de l’’Elysée, interrogé par Rue89 par SMS, il s’est contenté de répondre : «C'est totalement faux.»

Photo: Marine Le Pen le 19 décembre 2010. REUTERS/Pascal Rossignol

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