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Education: Sarkozy fait sa campagne pour les parents d'élèves et contre les profs

Slate.fr, mis à jour le 29.02.2012 à 12 h 39

Jean-Luc Mélenchon veut prendre la Bastille, Marine Le Pen ne donnera pas de consignes au second tour, les candidats veillent de près à leur image et François Hollande promet qu'il ne dira rien sur Carla... La revue de web de la présidentielle.

1. Sarkozy fait campagne pour les parents d'élèves, pas pour les profs

Le blog présidentielle de L'Express estime que le plus frappant dans le discours de Nicolas Sarkozy sur l'éducation, prononcé à Montpellier mardi 28 au soir, a été «l'adresse systématique aux "familles"»: le candidat de l'UMP a répété plusieurs fois qu'il était «d'abord venu parler aux familles», et a posé la famille «en victime d'une école incapable», forcément en opposition avec «les enseignants»

Analyse du blog:

«Sarkozy poursuit sa politique de clivage entamée depuis le début de la campagne. A peu de frais: il ne compte pas sur les votes d’un monde, celui de l’école, qu’il ne connaît pas. Peut-être même espère-t-il autre chose: une vive, une très vive réaction des enseignants, qui lui permettrait de les taxer de corporatisme en prenant la nation à témoin, de cliver davantage et d’isoler ainsi toute une profession. Au fond, sa campagne de l’éducation sera d’autant réussie qu’il pourra la faire, non pas en face, mais bien contre le monde éducatif.»

2. Comment les équipes de campagne contrôlent les images

Le Monde revient sur les images de la campagne présidentielle 2012 diffusées par les journaux télévisés, qui sont de plus en plus souvent réalisées par des équipes recrutées par les candidats. L'UMP avait déjà commencé en 2007, mais cette année le PS, le Front de gauche, les Verts et le Front national ont adopté ce même dispositif.

L'argument des partis pour justifier cette privatisation de l'image est d'ordre «pratique et sécuritaire» note le journal: la cohue qui va avec le nombre de grandissant de caméras et de micros peut être dangereuse pour leur candidat. 

Elle permet surtout une maîtrise du parti sur les images de son leader en meeting, les caméras des chaînes de télévision étant installées au fond des salles tandis que le prestataire opère en toute liberté et tranquillité. Les directeurs de rédaction affirment ne pas être manipulés parce qu'ils ne diffusent pas de meetings en direct, peuvent choisir quels morceaux d'images de prestataires utilisées et comment.

3. Jean-Luc Mélenchon peut-il prendre la Bastille?

Le Front de gauche fait dans le symbolique: le parti de Jean-Luc Mélenchon organise un grand meeting sur la Place de la Bastille à Paris –«Reprenons la Bastille!» s'exclame le tract– le 18 mars, soit l'anniversaire de la Commune de Paris, où il attend pas moins de 20.000 personnes.

L'objectif n'est pas forcément inatteignable, analyse Le Lab, puisqu'au 8 février Mélenchon était notamment qualifié de «candidat qui remplit les salles les plus grandes», avec des meetings de 4.000, 5.000 voire 10.000 personnes, soit «bien au dessus des prévisions de son parti» d'après France Inter.

Reste à savoir si Jean-Luc Mélenchon parviendra à doubler ce chiffre d'ici au 18 mars.

4. Marine Le Pen ne donnera pas de consigne de vote au second tour

La candidate du Front national a dit sur Europe 1 qu'elle ne soutiendrait ni Nicolas Sarkozy ni François Hollande si les deux étaient au second tour, puisqu'ils sont d'après elle «des jumeaux, et même des siamois, sur tous les grands sujets qui déterminent l'avenir» de la France. 

Elle a répété qu'elle pensait de toute façon être au second tour.

5. François Hollande ne s'attaquera pas à Carla

Interviewé sur RTL ce mercredi 29 février matin, le candidat socialiste a dit qu'il ne cherchait pas à «être dans une bataille de cour d'école» ajoutant tout de même que si on le cherchait on le trouvait:

«Ce que je n'ai pas accepté [...] c'est que le candidat sortant puisse, pour m'attaquer, s'en prendre à ma compagne Valérie Trierweiler. J'ai trouvé que c'était inélégant, discourtois sûrement.»

Interrogé sur ses amitiés avec des patrons du CAC 40 lundi, Nicolas Sarkozy avait répondu: «Est-ce moi qui travaille dans le groupe de M. Bolloré?» en référence à la compagne de François Hollande, journaliste pour Direct 8. 

Au salon de l'agriculture le lendemain, Valérie Trierweiler a affirmé:

«Jamais il ne serait venu à l'idée de François d'attaquer Carla. Moi non plus. J'ai du respect pour ce qu'elle est.»

 François Hollande avait ajouté qu'il n'avait «pas besoin d'attaquer Carla».

 

Photo: Nicolas Sarkozy, une femme et son enfant, à Lambersat, le 23 février 2012. REUTERS/Pascal Rossignol

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